Le chat est hébergé par une nouvelle famille. Sa photo a été partagée afin d’obtenir des informations sur ce qui lui est arrivé.

Un cas de cruauté animale à La Baie soumis à la police

Abandonné dans un ruisseau gelé de façon à ce qu’il ne puisse pas s’échapper, un chat souffrant d’engelures a pu être secouru par une bonne samaritaine cette semaine, à La Baie. Le dossier de cruauté animale a été soumis aux enquêteurs du Service de police de Saguenay.

L’histoire a soulevé l’indignation parmi les internautes lorsqu’elle a été partagée sur la page Facebook Spotted : La Baie, vendredi. Plus tôt cette semaine, une Saguenéenne a remarqué un sac d’épicerie réutilisable, pris dans la glace d’un ruisseau dans le secteur Grande-Baie. Il a suscité son attention, puisqu’il bougeait anormalement. À l’intérieur, elle a découvert la pauvre bête.

«[Le chat] était enfermé dans ce sac récupérable et pris dans la glace. Il avait la queue complètement gelée et les quatre pattes blessées d’engelures. Il y avait des morceaux de griffes dans le sac à force de gratter pour s’en sortir», raconte-t-on dans la publication. Ses coussinets étaient complètement brûlés par le froid, précise-t-on.

Le lieutenant responsable Dominic Lemieux confirme que le cas de cruauté animale est entre les mains du Service de police de Saguenay. «Ce devra être approfondi par les enquêteurs. Nous n’avons pas vu le chat. Certaines personnes se seraient vantées de certaines choses dans des messages Facebook, il faudra voir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas», indique-t-il.

Le chat a été retrouvé dans un sac d’épicerie réutilisable, pris à travers les glaces d’un ruisseau dans le secteur Grande-Baie.

Lorsque le chat a été secouru, de l’aide a été demandée au mouvement citoyen Rescapés poilus Sag/Lac. La bénévole Suzanne Harvey a coordonné la visite chez le vétérinaire et l’accueil de l’animal dans une famille. «Au début, nous avons fait une recherche de propriétaires en laissant des messages dans nos groupes de partage et en appelant chez des refuges, au cas où le chat aurait été perdu. Maintenant, tout nous porte à croire que le propriétaire l’aurait lui-même abandonné», s’attriste la dame, en entrevue téléphonique.

Baptisé Moïse dans son nouveau foyer, le chat se porterait maintenant bien, après quelques jours de guérison et de prise d’antibiotiques. «Il n’a pas été capable de marcher pendant cinq jours. Il fallait le déplacer dans sa litière pour qu’il puisse faire ses besoins, raconte Mme Harvey. À la Clinique vétérinaire Paradis, il a été soigné et castré. C’était comme un cadeau de Noël!»

La responsable de Rescapés poilus Sag/Lac a porté plainte à la police. «Certaines personnes ne peuvent pas garder leur animal ou ne supportent pas de voir des chats errants sur leur terrain et les trappent. Les gens responsables vont les porter à un refuge, mais il y a des frais. Ça arrive souvent de voir des cas comme celui-là. En 2018, c’est inacceptable, avec toutes les ressources que nous avons!»

Selon le Code criminel, quiconque fait souffrir inutilement un animal, ou encore le blesse ou le tue, peut être trouvé coupable d’une infraction et passible d’une amende maximale de 10 000$ ou d’un emprisonnement maximal de 18 mois, ou les deux.

«Même s’il y a des lois, c’est difficile de les faire respecter, déplore Suzanne Harvey. Ça prend des preuves. Les gens ont peur de dénoncer. J’espère qu’en voyant des sanctions, les gens agiront de façon plus responsable.»