Emprisonné depuis le 21 août après un bris de condition, Rénald Perron passera les 15 prochains mois derrière les barreaux pour des voies de fait causant des lésions à un homme qui voulait lui donner un coup de main.

Un bon samaritain battu

Un bon samaritain de La Baie a été sauvagement battu pour avoir voulu aider un individu qui se trouvait en difficultés avec son véhicule tout-terrain.

Rénald Perron, un homme de 55 ans, écope d’une sentence de 17 mois et une semaine de détention (moins deux mois et une semaine de temps préventif) pour des voies de fait causant des lésions, des bris de condition et pour avoir été en possession de ,11 grammes de cocaïne.

L’histoire remonte au 21 mars 2017. Perron se trouve sur la piste cyclable, près du quai des croisières à La Baie, lorsqu’il quitte la route avec son véhicule trois roues.

Un homme qui passait par là s’informe si tout va bien et s’il a besoin d’aide. Perron lui rétorque que tout va bien et qu’il n’a besoin de personne.

Le bon samaritain poursuit sa route et se rend prendre un café dans un restaurant du coin. Lorsqu’il reprend le chemin du retour à la maison, l’homme s’aperçoit que Perron est toujours en mauvaise posture.

« La victime s’est informée une autre fois si tout allait bien et si l’accusé avait besoin d’aide. Celui-ci a répondu non et s’est jeté sur le samaritain. Il l’a roué de coups et lui a frappé la tête sur le guidon du véhicule tout-terrain », a précisé Me Jean-Sébastien Lebel, procureur de la Couronne.

« La victime a subi un choc nerveux et a dû être transportée à l’hôpital pour y recevoir des points de suture. L’homme craint encore aujourd’hui l’accusé », d’ajouter Me Lebel.

L’avocat de Perron, Me Jean-François Têtu, a expliqué que son client s’est demandé ce que pouvait lui vouloir la victime et il a pris panique.

« Après l’avoir frappé, il est allé s’excuser », a indiqué Me Têtu.

En plus de cet épisode de voies de fait, Rénald Perron a plaidé coupable à une accusation de possession d’une faible quantité de cocaïne et d’avoir été pris en état d’ébriété. Il n’était pas au volant de son véhicule, mais tournait autour. 

« Il a dit aux policiers qu’il ne prenait jamais son véhicule lorsqu’il était en boisson. Les agents ont tout de même fait des vérifications et ont vu qu’il lui était interdit de consommer de l’alcool. Il a commis un bris de condition », a repris Me Lebel.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune des deux parties. Perron se trouvera aussi en probation pour une période de trois années à sa sortie de prison. 

Il lui sera interdit de posséder des armes à feu à vie et il ne pourra être en contact avec la victime ni se rendre à son domicile.

Antécédents

Rénald Perron n’en est pas à une première visite au Palais de justice de Chicoutimi. Il possède de nombreux dossiers pour du harcèlement, des voies de fait, des menaces et des bris d’engagement et de probation.

En 2012, il avait été reconnu coupable de voies de fait armées et de menaces envers sa mère de 86 ans. 

Il avait reçu une peine de détention de 20 mois pour les gestes posés.

En 2014, le tribunal lui avait imposé une sentence de 19 mois de prison (12 mois au départ, mais le juge a ajouté les sept mois de détention préventive à la peine initiale). 

Perron avait proféré des menaces de mort et de causer des lésions, tout en effectuant du harcèlement auprès de deux enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay.