Un beau-père violent récidive

Un homme du Saguenay a écopé de huit mois de prison en collectivité pour avoir frappé son beau-fils de 16 ans à quelques reprises, en 2018. Il a avoué avoir récidivé, lui qui avait été condamné à réaliser 150 heures de travaux communautaires en 2015, encore pour avoir violenté le garçon, qui avait 11 ans à l’époque.

Coups de pied, poussées, serrage au cou, claques au visage et paroles dénigrantes ; le jeune garçon a été victime à plus d’une reprise des élans de rage de son beau-père, entre 2014 et 2018. L’individu avait été reconnu coupable une première fois en 2015 de voies de fait contre l’enfant et condamné à 150 heures de travaux communautaires par le juge de la Cour du Québec Michel Boudreault.

À cette époque, l’homme avait fait une thérapie pour contrer ses problèmes de violence, mais il a malgré tout récidivé en 2018, au moins à deux reprises. Il a admis avoir violenté son beau-fils, notamment en le frappant au visage.

Un peu après les événements, l’homme et la mère de la victime se sont séparés et il lui est interdit de communiquer de quelques façons que ce soit avec l’adolescent.

L’homme et son ex-conjointe ont un enfant en commun, âgé de 7 ans, mais le petit n’aurait pas été victime de violence de la part de son père.

L’accusé a complété une autre thérapie depuis les derniers événements, toujours pour ses problèmes de violence.

« Êtes-vous un homme violent, monsieur ? », a demandé la procureure de la poursuite, Me Marie-Ève St-Cyr.

« Je dirais plutôt que je suis impulsif », a répondu l’accusé, dont nous taisons l’identité pour protéger celle de la victime.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPC) demandait à ce que l’accusé soit condamné à une peine de huit mois de prison ferme.

Me St-Cyr a répété qu’il s’agissait d’une récidive contre le même enfant et que ces gestes devaient être punis. « Imaginez le climat dans lequel vivaient ces enfants », a affirmé la procureure de la Couronne.

Bien que l’enfant de l’accusé n’ait pas été physiquement violenté par son père, il a été témoin des gestes et a développé des troubles du comportement depuis. La procureure a également rappelé que l’homme avait été reconnu coupable de voies de fait contre une ex-conjointe, en 2010.

La défense, assurée par Me Charles Cantin, proposait une sentence en collectivité pour l’individu, notamment en raison de sa bonne conduite au cours de la dernière année, parce qu’il est un actif pour la société et puisqu’il a complété une autre thérapie, laquelle semble cette fois avoir porté ses fruits.

La prison en collectivité permettra également à l’homme de fréquenter son garçon de 7 ans les week-ends.

C’est d’ailleurs en raison de l’enfant que le juge Michel Boudreault a opté pour la suggestion de la défense.

« Si vous ne prenez pas le chemin de Roberval aujourd’hui, c’est à cause de votre fils. Un jour, vous lui direz qu’il a sauvé votre emploi », a affirmé le juge Boudreault.

Le beau-père violent pourra donc continuer à travailler et il pourra également faire des activités avec son fils, mais elles devront être approuvées au préalable par son agent de surveillance. Le reste du temps, il devra être chez lui et respecter les couvre-feux imposés par le tribunal au cours des huit prochains mois.