Un beau-père violent coupable de voies de fait

Un beau-père violent a admis avoir commis des voies de fait sur les trois enfants de sa conjointe, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme d’une quarantaine d’années a semé un climat de terreur au sein du foyer familial, a déclaré la Couronne.

Les beaux-enfants de l’homme étaient âgés entre neuf et 14 ans au moment des gestes. Tirage de cheveux, claques au visage ou derrière la tête, morsures, serrage de cou; l’individu, dont nous taisons l’identité pour protéger celles des victimes, a avoué au juge Paul Guimond avoir posé plusieurs gestes de violence. L’homme a également «enfermé» les enfants à l’extérieur de la maison pour les faire réfléchir à quelques reprises. Il a également admis avoir donné un claque derrière la tête de l’une des enfants assez fort pour que la petite se frappe la tête contre le robinet, lui infligeant des blessures à la lèvre. Il a également avoué avoir mordu le doigt d’un autre enfant jusqu’au sang, dans le but de lui apprendre qu’il ne fallait pas se ronger les ongles.

L’individu a également visionné des films d’horreur devant les jeunes, sachant très bien que la plus petite était terrorisée.

Le père biologique des jeunes étant décédé, l’individu jouait le rôle de père au sein de la famille. S’il ne pouvait plus avoir contact avec les trois enfants à la suite de la dénonciation, il peut, aujourd’hui, les voir une journée par semaine.

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est d’ailleurs saisie du dossier.

Selon la défense, représentée par Me Mélanie Décoste, son client s’est repris en main depuis les événements.

«Monsieur avait des méthodes éducatives inadéquates et il le sait», a souligné Me Décoste.

«Ça rentre plus dans l’inacceptable que dans l’inadéquat», a rétorqué le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec

Le magistrat a d’ailleurs été surpris d’apprendre que les jeunes victimes vivaient toujours au foyer familial, mais on lui a expliqué que l’homme n’y vivait plus, bien qu’il pouvait rendre visite aux jeunes.

La Couronne a parlé d’un climat de terreur que faisait régner le beau-père à la maison.

Le juge a ordonné la confection d’un rapport présentenciel, afin de mieux connaître l’individu et son cheminement depuis son arrestation. Il reviendra devant les tribunaux en mars prochain.