Un Baieriverain accusé de leurre informatique

Le Baieriverain Mathieu Sergerie fait face à neuf chefs d’accusation, dont quatre de leurre informatique et un d’incitation à des attouchements sexuels.

L’individu de 25 ans a comparu mardi matin devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec. Me Sébastien Vallée, de la Couronne, s’est opposé à sa remise en liberté, alors que Me Gitane Smith, en défense, a demandé à tenir l’enquête de remise en liberté au mardi 5 décembre.

Les faits reprochés à Sergerie, du chemin de la Rivière à La Baie, se seraient déroulés entre le 1er janvier et le 28 novembre 2017. Il aurait contacté des mineurs par le biais d’Internet pour les approcher et les rencontrer. Il aurait même posé des gestes pour inciter l’une des trois présumées victimes à des attouchements sexuels.

Ce n’est pas la première fois qu’il est accusé en ce sens, lui qui avait été reconnu coupable au tribunal de la jeunesse en 2011 pour des contacts sexuels sur un mineur.

Sergerie est aussi accusé de quatre bris en lien avec un article 810 qu’il avait signé quelques mois auparavant dans le district de Charlevoix. Il lui était interdit d’être en présence de mineurs ou de se retrouver sur des réseaux sociaux.

L’homme possède des antécédents judiciaires au Tribunal de la jeunesse et était en attente d’autres dossiers dans un autre district judiciaire pour des vols et pour s’être fait passer pour un agent de la paix. « C’est la première fois que je vois une accusation comme ça en 11 ans de carrière. M. Sergerie travaillait dans un garage où l’on faisait l’entretien de véhicule de patrouille. Il a même utilisé le véhicule », a noté Me Gitane Smith.