Le juge Michel Boudreault a opté pour la suggestion de 12 mois de la Couronne.

Un an de prison pour une attaque sauvage

Le Chicoutimien Alexandre Tremblay, 24 ans, a commis une attaque qualifiée de gratuite et de sauvage en frappant à coups de pied un homme qui se trouvait au sol. Le juge Michel Boudreault l’a envoyé réfléchir pour une période de 12 mois.

Tremblay et son présumé complice William Saint-Pierre ont semé la terreur, en novembre 2017, au bar Le Dooly’s, du boulevard Talbot à Chicoutimi.

Les deux individus s’en sont pris gratuitement à un homme qui se trouvait dans une salle de bain en train d’embrasser son amie de coeur.

Selon les faits racontés au tribunal, le couple se montrait et se donnait de l’affection, lorsque Tremblay et Saint-Pierre sont entrés, sans avertir, dans la pièce.

Ils ont demandé ce qui se passait et la victime leur aurait dit de se mêler de leurs affaires.

Sur les images vidéo d’une caméra de surveillance, on voit clairement Saint-Pierre projeter l’individu au sol et commencer à le rouer de coups.

Tremblay s’en est mêlé aussi. Les deux hommes l’ont frappé à coups de poing et surtout à coups de pied, au point où l’individu a perdu connaissance.

«Son amie de coeur, qui est toute petite, s’est couchée sur lui afin de le protéger. Les deux agresseurs ont quitté les lieux rapidement, mais ont pu être identifiés rapidement sur les images et par des témoins», a expliqué Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le juge Boudreault a été en mesure de regarder les images de l’attaque de Saint-Pierre et Tremblay. Il n’a pas hésité à qualifier les gestes de sauvages et de gratuits. La victime a subi un traumatisme crânien, a eu des pertes de mémoire et a eu des étourdissements.

Me Luc Tourangeau, qui représente les intérêts de Tremblay, a tenté d’obtenir une sentence de 90 jours à purger de façon discontinue, afin de permettre à son client de conserver son emploi.

Me Girard a plutôt réclamé une sentence de 12 mois de détention en raison de la gravité et de la gratuité de l’attaque.

Le magistrat a penché du côté de la Couronne en imposant une peine d’une année de prison, en précisant qu’il ne pouvait aller en bas des dernières sentences infligées à Tremblay pour de la violence, soit de trois et de six mois d’emprisonnement.

Le juge a aussi demandé à l’accusé à quel moment cette violence s’arrêtera dans son cas.

Quant à William Saint-Pierre, il est en attente de son procès qui devrait se dérouler sous peu.