Un accès à Facebook demandé par un prédateur sexuel

Robert Perron, ce prédateur sexuel qui avait fait les manchettes notamment pour avoir tenté de changer de nom pour Lévesque, essaye maintenant de modifier ses conditions de remise liberté dans le but d’utiliser Facebook Marketplace.

L’homme, maintenant âgé dans la fin trentaine, a été reconnu coupable de leurre informatique et agressions sexuelles sur quatre jeunes adolescentes d’Alma et de Québec en 2014. Depuis sa sortie de prison, il lui est interdit d’utiliser un réseau social ou de se trouver en présence de mineurs.

Il a d’ailleurs brisé une des conditions, en 2018, en étant gérant d’un restaurant de Portneuf, où cinq employés âgés de 14 à 16 ans étaient sous sa gouverne. Un bris qui lui a donné cinq mois de détention et une couverture médiatique importante.

Perron, qui s’est représenté lui-même, mercredi, au Palais de justice d’Alma, a demandé la levée de son interdiction d’utiliser Facebook à des fins de travail. Depuis sa sortie de prison, le prédateur sexuel a ouvert son entreprise d’entretien commercial dans le secteur de Québec. Il souhaite maintenant devenir gestionnaire d’immeubles à logements. Deux opportunités se sont présentées à lui, récemment, pour être responsables de plusieurs unités et d’en faire la visite. L’emploi nécessite toutefois l’utilisation de Facebook Marketplace pour les annonces de logements.

« Je n’aime pas faire de l’entretien. Mais j’ai la chance de faire quelque chose que j’aime. La gestion immobilière », a exprimé Robert Perron, en s’adressant au juge Jean Hudon.

La représentante du ministère public, Me Annie-Claude Pedneault, s’est opposée à cette demande de Robert Perron.

« Facebook, c’est le plus gros réseau de la planète. C’est une porte d’entrée pour les infractions », a plaidé Me Pedneault. « Notre travail n’est pas de mettre des bâtons dans les roues aux gens. Notre travail est de protéger les gens, dans ce cas-ci, de jeunes adolescentes », a-t-elle ajouté.

Le juge Hudon a pris la cause en délibéré. Si le juge refuse la demande de Perron, il devra respecter ses conditions encore un an et demi.