Palais de justice de Chicoutimi

Trois présumés ravisseurs arrêtés

Trois individus de Saguenay, deux hommes et une femme, se trouvent derrière les barreaux pour un enlèvement perpétré le 23 décembre à Baie-Comeau. Ils sont actuellement accusés d'enlèvement et de séquestration, mais d'autres chefs pourraient s'ajouter sous peu.
Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont mis la main, mardi matin, sur Francis Lavoie, 21 ans, de Jonquière, François Gagné, 45 ans, de Lac-Kénogami, et Anne Pearson, 38 ans, de Chicoutimi, dans un appartement du boulevard de l'Université à Chicoutimi.
Les trois individus ont comparu devant la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec. Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, s'est opposée à la remise en liberté des trois présumés kidnappeurs.
Les individus resteront sous les verrous jusqu'à vendredi. L'enquête de remise en liberté pourrait s'y tenir, mais comme d'autres accusations sont à venir et que l'enquête policière n'est pas terminée, il est possible qu'elle soit remise.
« Tout ce que nous savons pour l'instant, c'est qu'un seul chef d'enlèvement et de séquestration a été déposé contre les accusés. On nous a dit que l'enquête se poursuivait et que d'autres accusations pourraient être déposées », a mentionné Me Julien Boulianne, qui représente les intérêts de Lavoie.
Le criminaliste n'avait pas encore reçu la preuve accumulée par les enquêteurs de la SQ dans cette affaire particulière.
Selon les informations disponibles, la victime a été enlevée à Baie-Comeau par Lavoie et Gagné et amenée à Chicoutimi.
C'est là que Pearson est entrée en jeu. Elle avait reçu la commande de faire parler la jeune fille dans une histoire, semble-t-il, de trafic de stupéfiants.
Même si peu de détails ont coulé sur cette affaire, il semble que la victime aurait été frappée à plusieurs reprises afin de lui soutirer des informations. Des armes à feu auraient été utilisées lors de l'enlèvement ou encore au moment de « l'interrogatoire ».
Il n'a pas été possible de connaître les raisons exactes de l'enlèvement ni si la victime a finalement livré des informations importantes à ses ravisseurs.
La jeune femme aurait été libérée au bout de quelques heures par les trois individus. Et ce n'est que sept jours plus tard qu'elle a déposé une plainte à la Sûreté du Québec, soit le 31 décembre.
« L'enquête a duré quelques mois, mais nos enquêteurs ont procédé en matinée à l'arrestation de trois individus. Je sais que l'enquête n'est pas terminée et il n'est pas possible pour le moment de savoir s'il y aura d'autres arrestations », a mentionné Jean Tremblay, porte-parole de la SQ pour la région.