Trois ans pour un trafiquant de drogue

Coupable de trafic de méthamphétamine et de menaces envers un homme avec une barre à clous, Samuel Bouchard, 28 ans, de Chicoutimi, écope d’une peine de trois ans de pénitencier, dont il lui reste 21 mois et demi à purger en détention ferme.

Il a été condamné mercredi matin par le juge Richard P. Daoust, de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec, qui a suivi la suggestion commune de la défense et de la poursuite. Bouchard a reconnu avoir fait le commerce de stupéfiants, soit de la méthamphétamine et du cannabis, d’avoir essayé de fuir les policiers lors de son arrestation le 26 octobre 2017, d’avoir possédé illégalement une machette et du poivre de cayenne, d’avoir eu de l’argent issu de la perpétration d’un crime, c’est-à-dire environ 550 $, et d’avoir menacé un individu avec une barre à clous lors d’une probable collecte d’argent liée au trafic de drogues. En tout, les policiers ont saisi près de 800 comprimés de méthamphétamine que l’accusé souhaitait vendre.

Me Michaël Bourget, représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a mentionné deux victimes, dont un homme qui s’est retrouvé avec des dents en moins, le nez cassé et un traumatisme crânien.

Me Julien Boulianne représente Samuel Bouchard.

«Les victimes ne méritaient pas ça. Ça n’a pas de bons sens. C’est sans compter les victimes de la drogue», a commenté le magistrat en rendant son jugement, découragé par le mauvais rapport prédécisionnel de l’accusé. On le décrit là comme un «manipulateur» déresponsabilisé, qui «s’identifie au monde criminel» et qui se «complaît dans sa situation».

Bouchard a été arrêté une première fois le 15 juin 2017. Son cellulaire a été saisi et a permis aux enquêteurs de prouver qu’il s’adonnait au commerce de stupéfiants depuis au moins le 5 juin.

Remis en liberté, il a repris son trafic jusqu’à sa deuxième arrestation, où il a été intercepté au volant d’un véhicule. Il a alors tenté de fuir les policiers.

En défense, Me Julien Boulianne croit «qu’avec des efforts», son client pourrait devenir un actif pour la société. Il trouve que le jeune homme a «meilleure mine» depuis qu’il ne fréquente plus le centre-ville de Chicoutimi et la rue Price.

Le temps passé en détention préventive pour Samuel Bouchard équivaut à 14,5 mois.