L’accident s’était produit à Laterière, le 26 mai 2016.

Très haute vitesse, alcool et cocaïne

Intoxiquées à la cocaïne, ivres, sans ceinture de sécurité et roulant à une vitesse de 170 kilomètres à l’heure, les deux femmes de 47 ans, victimes d’un accident survenu le 26 mai 2016 à Laterrière, sont décédées d’un polytraumatisme. Et les circonstances entourant l’accident n’ont laissé aucune chance à la conductrice, Chantal Plourde, et à sa passagère, Chantal Juneau.

Le rapport du coroner Sylvain Truchon concernant le violent accident survenu sur le boulevard Talbot à la hauteur de Laterrière, à 8 h 25 le 26 mai 2016, a été rendu public. Au moment de l’accident, le coroner Truchon avait demandé à ce que des échantillons sanguins soient prélevés, ce qui avait été fait. Il a d’ailleurs été démontré que les deux femmes étaient en état avancé d’intoxication. En effet, les deux victimes avaient consommé de la cocaïne, mais aussi de l’alcool. La passagère avait un taux d’alcoolémie de trois fois la limite permise, tandis que la conductrice avait un taux de 130 mg/dl d’alcool dans l’organisme. La limite légale est de 80 mg/dl, c’est donc dire qu’elle était en état d’ébriété. 

Les résultats de tests sanguins des deux femmes ont également révélé la présence de médicaments d’ordonnance, tels que des antidépresseurs, des anxiolytiques et des antihistaminiques. 

Outre l’état d’intoxication de la conductrice et de la passagère, l’enquête du coroner a démontré que le duo circulait à une vitesse de 170 kilomètres à l’heure au moment de la perte de contrôle. Les conditions routières et météorologiques étaient adéquates. La petite voiture circulait en direction nord lors de l’accident et rien n’aurait entravé son passage. Autre fait non négligeable, ni Chantal Plourde ni Chantal Juneau n’étaient attachées. Leur ceinture de sécurité était bouclée, mais directement sur le siège, derrière elles. Elles ont été éjectées toutes les deux et retrouvées chacune dans des fossés opposés. Il a été démontré que c’était Chantal Plourde qui était au volant, après avoir discuté avec un proche qui affirmait « qu’elle ne laissait jamais conduire son automobile par une autre personne ». L’une de ses chaussures avait également été retrouvée du côté conducteur. 

Les deux victimes ont succombé à un polytraumatisme. Leurs blessures étaient extrêmement sévères, selon les descriptions du coroner. Chantale Plourde a succombé à ses blessures à l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi, tandis que Chantal Juneau est décédée sur le coup. 

« Dans les circonstances, il est clair que l’accident est dû à la très grande vitesse et à l’état d’intoxication (médicament, drogue et alcool) de la conductrice », a affirmé le coroner Sylvain Truchon. Il a conclu à des décès accidentels.