Élodie Simard avait plaidé coupable aux accusations de trafic de stupéfiants, de voies de fait et de bris le 3 mai dernier.

Trafic et voies de fait: des travaux communautaires pour Élodie Simard

Élodie Simard devra effectuer 240 heures de travaux communautaires pour avoir commis des voies de fait sur un individu en 2015 et pour avoir trafiqué de la morphine le soir du 24 décembre 2011, le soir où sa conjointe est décédée.
Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a rendu sa sentence après que la jeune femme de Jonquière eut plaidé coupable aux accusations de trafic de stupéfiants, de voies de fait et de bris le 3 mai dernier.
Un rapport présentenciel favorable et démontrant un faible risque de récidive a favorisé la réinsertion sociale de la jeune femme, qui aurait pu facilement se retrouver derrière les barreaux.
Le juge Simard impose 100 heures de travaux communautaires pour les voies de fait et ajoute 140 heures consécutives pour le trafic de stupéfiants.
En cette veille de Noël 2011, Simard et sa copine s'injectent des doses de morphine. Durant la soirée, la victime tremble tellement qu'elle n'est pas en mesure de se donner une dose supplémentaire et demande à Élodie Simard de le faire.
Celle-ci s'exécute et rapidement sa copine se sent mal. Elle sort à l'extérieur et s'effondre. La cliente de Me Julien Boulianne communique immédiatement avec les secours.
La jeune femme se trouve dans un profond coma dont elle ne sortira jamais, a précisé le juge Simard.
« Nous ne pouvons prouver hors de tout doute raisonnable que l'injection a été fatale. Je ne peux punir une personne sur des éléments qui ne sont pas prouvés », note le magistrat.
« La drogue utilisée est lourde. Par contre, il y a eu des efforts significatifs depuis trois ans et les risques de récidives sont atténués. Ce crime résulte d'une problématique de dépendance à la drogue. C'est tout de même la première fois que je vois un dossier comme ça depuis que je siège comme juge », de noter le juge Simard.
En plus des 240 heures de travaux communautaires, Élodie Simard se trouvera sous probation pour une durée de trois ans et aura un suivi probatoire de deux années.