Trafic d'armes: Bergeron s'expose à une peine minimale de 3 ans

Jean-François Bergeron s’expose à une peine minimale de trois années de pénitencier s’il est reconnu coupable de trafic d’armes à feu.

Me Marie Sirois, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a déposé six nouveaux chefs d’accusation contre l’homme de 31 ans.

Arrêté lors d’une opération policière menée dans la Réserve faunique des Laurentides le 21 janvier, Bergeron est incarcéré depuis cette date.

Les enquêteurs de l’Escouade régionale mixte (ERM) et du Bureau régional des enquêtes (BRE) avaient mis la main au collet de trois individus lors de cette opération policière et avaient mis la main sur neuf armes de poing. Celles-ci avaient été dérobées, de même qu’une vingtaine d’autres, en octobre 2018 au commerce Pronature d’Alma.

Accusé initialement d’avoir fui les policiers au volant de son véhicule sans raison valable et d’entrave au travail des policiers, l’individu du chemin Saint-Paul, à Laterrière, fait face à des accusations plus graves et plus importantes.

Bergeron est accusé de trafic d’armes à feu, d’avoir eu en sa possession des armes à feu sachant qu’elles avaient été obtenues à la suite de la perpétration d’un crime, de possession d’armes à autorisation restreinte, d’avoir occupé un véhicule en sachant qu’il s’y trouvait des armes à feu et de possession d’armes afin de les céder et d’avoir cédé des armes.

Si Bergeron devait plaider coupable ou être reconnu coupable, il s’expose à une peine de détention minimale de trois années pour le trafic d’armes à feu et d’une autre année pour la possession illégale de ces armes, selon le Code criminel canadien.

Jordan Buissereth

Quant au montréalais Jordan Buissereth, âgé de 25 ans, il a été accusé de possession d’armes à feu à autorisation restreinte et de possession dans le but d’en faire le trafic. Lui aussi s’expose à une peine de trois années de détention. 

Il a subi son enquête de remise en liberté vendredi, mais les médias ne peuvent en dévoiler le contenu en raison d’une ordonnance de non-publication.

Ils ont été arrêtés en même temps que Laurence Riverin-Desrosiers, alors que Steeve Béland, Salematou Camara et Marie-Philippe Côté ont été appréhendés dans les heures suivantes. Quant à Raphaël Turcotte, il a été accusé en lien avec toute cette affaire.

Jusqu’à présent, Riverin-Desrosiers, Béland, Camara et Turcotte ont été en mesure de recouvrer leur liberté.

« Pour le moment, il n’y a pas eu d’autres arrestations en lien avec cette affaire. Il est possible que d’autres accusations soient déposées dans les semaines à venir contre certains des individus impliqués dans le dossier », a précisé Me Sirois.