Olivier Roberge était au boulot, au bar Le Perroquet, lorsque l'incendie s'est déclaré. Il a perdu son camion dans la mésaventure.

Témoins aux premières loges

«Lorsque j'ai vu que les flammes faisaient rage dans le commerce d'à côté, j'ai voulu aller récupérer ma voiture sur le stationnement. Mais en ouvrant la porte du bar, la chaleur était tellement intense que j'ai renoncé. »
Olivier Roberge était aux premières loges pour voir l'incendie ravager le bâtiment abritant les commerces Carquest, la boutique Décor Chaleur, PerfecTeinte et Visuel son et musique.
Serveur au bar Le Perroquet, le jeune homme a été avisé par l'un de ses amis qui voyaient des flammes s'échapper des murs du commerce situé juste à côté.
«Ç'a pris environ 15 minutes et c'est toute la bâtisse qui était en feu. Ça flambait. Peu de temps après, notre DJ (Disc jokey) a fait sortir tout le monde par mesure de précaution. Nous avons été dirigés à l'abri avec les policiers de la Sûreté du Québec. Il n'y a pas eu de panique ", raconte-t-il.
«On a regardé le spectacle devant nous et j'ai vu mon camion passer au feu. Mais je suis assuré. Je vais avoir une voiture de location. Le plus important, c'est que personne n'a été blessé ", a repris M. Roberge.
Ghislain Hudon est un client du Perroquet, mais samedi soir, il était couché, chez lui, lorsque le feu s'est déclaré.
«Vers 00h45, je me suis levé et j'ai entendu du bruit. J'ai pensé que ça venait du parc industriel, mais lorsque j'ai vu les flammes et la fumée, j'ai compris ce qui se passait. Je croyais que c'était le bar qui brûlait ", note M. Hudon, qui demeure en face.
«Je me suis habillé et je suis allé voir. J'ai passé 90 minutes sur place. La fumée était très épaisse et il était difficile de tout voir ", ajoute-t-il.
Repartir
Toujours sous le choc de la veille, deux des quatre commerçants interrogés n'entendent pas baisser les bras, même si la situation n'est pas facile.
«C'est décourageant. J'ai rencontré les policiers ce matin (hier matin) et je vais attendre les résultats de l'enquête ", a exprimé Alain Villeneuve, propriétaire de Visuel son et musique.
«J'avais beaucoup de matériel. Les pertes sont énormes. Je vais racheter de l'équipement et je vais me trouver un autre local. Je vais être là-dessus dans les prochains jours ", ajoute M. Villeneuve.
Même son de cloche pour Frédéric Goderre, propriétaire de PerfecTeinte.
«Les pertes sont naturellement très importantes, car je mise sur une grosse clientèle à Alma et les environs. C'est très plate comme situation. »
«Mais je vais reprendre le boulot dès mardi matin ", lance M. Goderre, qui attend aussi les résultats de l'enquête policière pour comprendre ce qui a pu se produire.
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