Stéphanie Frenette est accusée de voies de fait graves à l’endroit d’un bambin de 22 mois.

Stéphanie Frenette: la Couronne demande une contre-expertise

Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) demande un délai supplémentaire à la Cour supérieure du Québec afin d’obtenir une contre-expertise médicale dans le dossier du bébé présumément secoué par la gardienne Stéphanie Frenette.

Le juge Raymond W. Pronovost, juge en chef de la Cour supérieure, a procédé aux assises criminelles du printemps 2019, jeudi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Dans le cas de Mme Frenette, elle est accusée de voies de fait graves à l’endroit d’un bambin de 22 mois. On lui reproche d’avoir brassé l’enfant dont elle avait la garde, à sa résidence de la rue Bégin, à Chicoutimi. Les parents avaient récupéré leur enfant dans un piteux état en février 2017.

« J’ai remis une expertise d’un médecin spécialiste dans cette affaire, et nous croyons que ça pourrait apporter un éclairage nouveau au dossier. Ce rapport a été remis en décembre dernier au DPCP », a mentionné Me Julien Boulianne, avocat en défense.

Jeudi, Me Nicole Ouellet, du DPCP, a annoncé au tribunal qu’elle était parvenue à trouver elle aussi un expert en neuropédiatrie afin d’offrir une contre-expertise à la défense et au tribunal.

La décision de tenir un procès devant jury sera prise le 5 septembre.

Marc-Étienne Côté

Par ailleurs, le dossier de Marc-Étienne Côté, accusé du meurtre non prémédité d’Israël Gauthier-Nepton en novembre 2016 sur la rue du Vieux-Pont à Jonquière, est aussi remis aux prochaines assises criminelles de septembre. Me Sébastien Saint-Laurent, qui représente les intérêts de l’accusé, est en congé de maladie.

« Mais j’aimerais tout de même avoir droit à un avocat de plus à mon dossier afin de faire des recherches. J’ai besoin de toute la preuve », a laissé voir Côté. Le magistrat lui a dit de faire comparaître l’avocate pour qu’elle puisse entreprendre son travail.

Marc-Étienne Côté est accusé du meurtre non prémédité d’Israël Gauthier-Nepton en novembre 2016, à Jonquière.

David Gilbert

Du côté de David Gilbert, le rappeur demande un procès devant un juge et un jury. Il est accusé de trois introductions par effraction, de vol qualifié, de tentative d’entrave à la justice, de menaces et de bris d’engagement.

Mais aucune date ne sera déterminée avant les assises criminelles de septembre 2019.

Mandats d’arrestation

D’autre part, le juge Pronovost a aussi lancé deux mandats d’arrestation contre Richard Forgues et Sacha Grenon. Dans ce dernier cas, il s’agit du deuxième mandat.

Pour ce qui est de Forgues, accusé de rapports sexuels sur deux mineures, son avocat, Me Jean Petit, qui était représenté par Me Julien Boulianne, a fait savoir qu’il demandait à ce que le dossier de son client soit ramené à la Cour du Québec.

« Est-ce que M. Forgues est présent ? Non. J’avais pourtant exigé sa présence. J’émets un mandat d’arrestation », a lancé le juge Pronovost.

Me Boulianne a tenté de faire retirer le mandat, étant donné que le dossier retournait à la Cour du Québec et que son procureur, qui a remis une désignation d’avocat, a cru que son client n’avait pas besoin d’être présent.

« Lorsque j’exige la présence d’un accusé, je veux qu’il soit là. Ce n’est pas à l’avocat de dispenser la présence de l’accusé. Je maintiens le mandat », a précisé le magistrat.

En ce qui concerne Sacha Grenon, accusé d’une fraude de plus de 50 000 $ aux dépens des actionnaires du Domaine des Verts Boisés, il n’était également pas sur place, de même que son avocat Me Éric Blouin.

« Il me semble que c’est la deuxième fois que j’exige sa présence et que l’accusé n’est pas là. Mandat d’arrestation aussi », a conclu le juge Pronovost.