Stéphane Poirier, 20 ans, a été impliqué dans deux événements criminels, entre avril 2015 et février 2017.

Stéphane Poirier risque une peine de 9 à 44 mois

Stéphane Poirier, qui a menacé de couper les doigts d'un individu qu'il jugeait trop près de sa petite amie, apprend qu'il ne sert à rien de vouloir se faire justice soi-même. Il pourrait voir le tribunal lui imposer une sentence variant de 9 à 44 mois.
L'individu de 20 ans a été impliqué dans deux événements criminels, entre avril 2015 et février 2017.
Il a d'abord été arrêté pour un trafic de métamphétamine et de cannabis, avant de se faire prendre dans une histoire d'enlèvement et de séquestration.
En avril 2016, les policiers de la Sûreté du Québec ont appréhendé Poirier à son domicile. Ils ont trouvé trois plants de marijuana et cinq comprimés de métamphétamine. À l'interrogatoire, Poirier a avoué avoir vendu environ 10 400 comprimés de métamphétamine en une année.
Libéré sous promesse de comparaître, l'individu s'est tenu pénard, mais a commis des gestes répréhensibles en février 2017. En compagnie de Dave Tremblay et d'un autre comparse, qui n'a pas été identifié encore, Poirier a enlevé et séquestré un individu au commerce où il se trouvait.
Les hommes voulaient lui passer le message qu'il devait laisser l'amie de coeur de Poirier tranquille et de ne plus l'importuner et de la suivre.
Le trio a poussé l'audace jusqu'à menacer de lui couper les doigts à l'aide d'une pince à sertir.
Le 16 mai, Poirier a plaidé coupable à une séquestration, à un enlèvement, à des voies de fait simple, à des voies de fait armées, à de l'extorsion et de complot devant la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec.
Me Justine Guay-Langevin, qui représente les intérêts de l'accusé, a fait valoir que Poirier démontre une véritable volonté de se reprendre en main et de quitter définitivement le milieu criminel.
« Son passage en prison (il y est depuis 109 jours) lui a fait du bien. Il a pris conscience de ce qu'il a fait. Je vais suggérer une peine de 90 jours de prison et 240 heures de travaux communautaires pour le trafic de stupéfiants et de six mois supplémentaires pour la séquestration », a indiqué Me Guay-Langevin.
Me Karen Inkel, procureure de la Couronne, croit plutôt que les gestes posés par Poirier méritent une première sentence de 18 à 20 mois pour la séquestration et d'une peine supplémentaire de 24 mois pour le trafic de stupéfiants, pour un total de 42 à 44 mois de pénitencier.