Sous les verrous pour un manteau

James-Allen Leblanc, un jeune homme de 20 ans qui a déjà un long parcours judiciaire avec près d’un an d’emprisonnement à son actif, restera à l’ombre pour encore quelques mois. Il a été reconnu coupable, lundi matin, du vol qualifié d’un manteau de laine polaire par le juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault.

La suggestion commune des deux avocats de garder Leblanc emprisonné pour sept mois et demi a été acceptée. Puisqu’il est déjà détenu depuis trois mois et demi après avoir été arrêté pour avoir fui une thérapie, il lui reste quatre mois à purger avant d’être libéré. Le juge a dit trouver la peine suggérée peu sévère, mais pas déraisonnable. 

Les faits remontent à la mi-juin 2017 alors que Leblanc prenait l’autobus de la Société de transport du Saguenay (STS) en direction du terminus de Jonquière. Il a croisé une connaissance dans l’autobus et a vraisemblablement aimé son manteau. Il a par la suite exigé qu’elle le lui remette. « Tu me le donnes où je vais aller le chercher », aurait dit Leblanc. La victime du vol a dit s’être sentie harcelée et a alerté le chauffeur de l’autobus, qui ne serait pas intervenu. Elle lui a donc remis son manteau en espérant que Leblanc la laisserait tranquille. 

Le beau-père de la victime l’attendait au terminus. En voyant que le manteau n’était plus entre les mains du bon propriétaire, il est intervenu et a demandé à Leblanc de le redonner. Leblanc s’est donc mis à proférer des menaces à son endroit, ce qui a mené aux plaintes faites aux policiers.