La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a entériné deux suggestions communes pour des dossiers de pornographie juvénile (Jean Lamirande) et de leurre informatique (Emmanuel Jacques).

Six mois pour de la pornographie juvénile découverte par son ex

Le Jonquiérois Jean Lamirande écope d’une peine de six mois d’emprisonnement en plus de devoir réaliser 100 heures de travaux communautaires pour avoir eu en sa possession du matériel de pornographie juvénile.

L’homme de 55 ans a reçu sa sentence, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Gitane Smith, de l’Aide juridique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les problèmes de Lamirande, qui est arrivé au palais de justice avec son sac de vêtements, ont commencé au lendemain de sa rupture amoureuse.

L’ex-conjointe a décidé de faire le ménage dans les affaires personnelles de Lamirande et a découvert le pot aux roses. 

Dans un coffre, la dame a découvert des godemichets, des petites culottes féminines et des CD.

« En apercevant ce qu’il y avait dans le coffre, elle a pris la décision de visionner le contenu des disques CD. Elle y a découvert des images explicites sexuellement, allant de la bestialité à la pornographie juvénile », explique Me Bourget.

Fessée

Lamirande a écopé d’une sentence ferme de six mois de prison pour cette possession de matériel pornographique. En plus, l’individu, qui était alors sans antécédent judiciaire, devra effectuer 100 heures de travaux communautaires pour avoir donné la fessée à des enfants, qui n’étaient pas les siens.

Il faut savoir que le Code criminel canadien autorise la fessée aux enfants, mais ce geste ne doit pas être disproportionné.

Lamirande aurait utilisé une force plus que nécessaire pour réprimander les enfants de sa conjointe. Cette situation a d’ailleurs provoqué la rupture du couple. Dans la preuve présentée à la Cour, la Couronne a montré des photographies démontrant les fesses bleutées des enfants. 

Il était possible d’y voir la marque de la main de Lamirande sur les fesses des enfants.

« Ces fessées ont effectivement provoqué la rupture du couple dans un premier temps, précise Me Smith. 

Et c’est en faisant le ménage des effets personnels de son ex-conjoint qu’elle a découvert divers objets dans le coffre, dont les CD de pornographie juvénile », a expliqué Me Gitane Smith.

De plus, la juge Rouleau a émis quelques ordonnances à l’endroit de Lamirande. Il ne pourra se trouver dans un parc public où il y a des enfants de moins de 16 ans, ne pourra non plus obtenir un emploi, rémunéré ou non, auprès de jeunes et n’a pas le droit non plus de s’approcher, à moins de deux kilomètres, de la résidence des victimes de la fessée. Il lui sera aussi interdit de posséder des armes à feu pour une période de 10 ans.