Alain Tremblay a pris le chemin de la prison pour avoir abusé sexuellement de deux petites filles.

Six mois pour avoir touché des petites filles

Le Jonquiérois Alain Tremblay prend le chemin de la prison pour une période de six mois pour avoir mis ses mains dans les petites culottes de deux fillettes.
Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune des procureurs, Me Sébastien Vallée (Couronne) et Me Jean Petit (défense), de condamner l'individu à la peine minimale, 90 jours, pour chacune des victimes.
Les événements reprochés remontent à 2014. Les deux petites soeurs discutaient entre elles lorsque leur maman les a entendues dire que l'accusé avait touché leurs parties génitales.
Sous le choc, la mère de famille a discuté, séparément, avec ses deux enfants, pour en apprendre davantage. Le chat est sorti du sac. Tremblay a placé ses doigts sur la vulve des fillettes et a commis des gestes apparentés à de la masturbation.
Tremblay a été accusé. Il a plaidé coupable en avril 2016, mais a demandé le retrait de son plaidoyer de culpabilité, prétextant avoir été mal informé par son avocat, qui s'est retiré du dossier.
Le juge Hudon a entendu la requête et a réfuté les arguments de l'accusé. Le magistrat a ainsi maintenu les plaidoyers de culpabilité, car ceux-ci avaient été faits en connaissance de cause, qu'il avait été bien informé de la situation et qu'il avait enregistré son plaidoyer de façon libre et volontaire.
La mère s'exprime
Mardi matin, juste avant de confirmer la sentence de six mois de détention, la mère des victimes s'est adressée au tribunal et notamment au condamné.
« Alain, tu aurais pu te contenter de t'excuser. À la place, tu as fait passer mes filles pour des menteuses. Tu as brisé l'hymen de l'un de mes enfants. Tu t'es pavané et tu as clamé ton innocence. Tu as accusé tout le monde autour de toi et tu as même juré sur la tombe de ta mère que tu étais innocent », de raconter difficilement la maman.
« Nous sommes tous sous le choc. Mes deux filles, mon mari et moi avons rencontré des psychologues afin de nous aider à passer au travers tout ça. À un certain moment, nous n'étions plus fonctionnels. Je peux dire que plus personne ne touchera à mes filles. Nous allons les protéger », a conclu la mère en remerciant le tribunal de pouvoir dire ce qu'elle avait sur le coeur.
Au-delà des six mois de détention, Tremblay sera soumis à une probation et à un suivi de deux ans. Il devra fournir un échantillon d'ADN et sera inscrit à vie sur le registre des délinquants sexuels.