Éric Lapointe et son avocat de l'époque, Charles Cantin, avaient déjà réglé des dossiers par le passé.

Six mois de prison: Éric Lapointe remercie le juge Hudon

Le Chicoutimien Éric Lapointe a quitté la salle d'audience du Palais de justice de Chicoutimi en souhaitant une bonne journée au juge Jean Hudon et en le remerciant pour sa clémence pour l'imposition d'une peine de six mois moins un jour de détention.
L'homme de 55 ans a plaidé coupable, vendredi matin, à deux chefs d'accusation de bris d'engagement et surtout à une accusation de menaces de mort et de voies de fait causant des lésions.
Lapointe a tenu de nombreux policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) en haleine dans la soirée du 15 juillet à son logement de la rue Saint-Éphrem, à Chicoutimi.
Toute l'histoire a commencé lorsque Lapointe, qui a déjà tiré du fusil sur le Palais de justice de Chicoutimi et sur la fontaine de la Zone portuaire de Saguenay en 2000 (16 mois de détention), a semblé perdre sa bonne humeur auprès d'une voisine pour une affaire de stationnement.
S'il avait donné préalablement l'autorisation à une personne de placer sa voiture dans la case qui lui était réservée, Lapointe a changé d'idée peu de temps après.
Il a utilisé des mots peu élogieux à l'endroit de la victime en traitant la dame de tous les noms.
« Si tu viens par icitte, je vais te couper la tête », a lancé Lapointe, faisant par le fait même des menaces de mort.
Rapidement, les gens ont communiqué avec les policiers. Ceux-ci sont arrivés sur les lieux et n'ont pas eu de collaboration de la part de Lapointe.
« L'accusé a menacé les agents et leur a lancé tout ce qui lui tombait sous la main. Des couteaux, des ciseaux et des cannettes de bière », a mentionné Me Mélanie Paré, de la Couronne.
Si Lapointe n'a pas atteint ni blessé les policiers, il est tout de même parvenu à en déplacer un grand nombre. Les agents étaient aux aguets au cas où les choses devaient tourner au vinaigre.
« M. Lapointe avait consommé de l'alcool, mais il n'était pas intoxiqué. Il ne voulait pas que les policiers approchent de son logement, car ils n'avaient pas de mandat contre lui », a repris Me Marie-Ève St-Cyr, de l'Aide juridique.
Lorsque les policiers sont parvenus à lui mettre la main au collet, après plus de six heures de siège, Lapointe n'a pas davantage collaboré. Il s'est débattu lorsque les agents ont voulu le fouiller afin de s'assurer qu'il ne cachait pas une arme sous ses vêtements.
Au final, l'individu a reconnu sa culpabilité à tous les chefs d'accusation. Il est condamné à 18 jours (temps purgé depuis son arrestation) pour un bris d'engagement, car il n'avait fait que 10 heures des 100 heures de travaux communautaires imposées par le tribunal.
Il est ensuite condamné à six mois moins un jour de détention pour les menaces, les voies de fait et l'entrave au travail des policiers.
« Ce n'est pas très sympathique comme situation. Je ne sais pas ce qui se passe avec vous. Il y a 15 ans, vous avez déchargé une arme sur le palais de justice et aujourd'hui vous lancez des objets en direction des policiers. Vous auriez pu blesser quelqu'un. Heureusement ce n'est pas arrivé », a signifié le juge, avant d'avoir un remerciement pour sa clémence de la part de l'accusé.