Frédéric Fontaine a écopé d’une peine de six ans moins quatre mois. Il avait été photographié ici lorsqu’il avait été amené en cour après son arrestation en compagnie de Jean-François Migneault, en octobre 2016.

Six ans pour plusieurs invasions de domicile

Pour quatre invasions de domicile avec violence commises alors qu’il était recherché sous mandat d’arrestation, Frédéric Fontaine a écopé mercredi d’une peine de prison de six ans, moins quatre mois, de la part du juge Michel Boudreault de la Cour du Québec. Au total, il a plaidé coupable à 21 dossiers.

Le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, recommandait une peine de huit ans de pénitencier avec une obligation ferme de compléter au minimum 50 % de sa peine avant d’être admissible à une libération conditionnelle. De son côté, l’avocat de la défense, Me Nicolas Gagnon, demandait au juge Boudreault de ne pas tenir compte de la fourchette minimum de peines qui s’établit par jurisprudence entre six et 16 ans pour les invasions de domicile. Il demandait une peine se situant entre trois ans et demi et quatre ans de pénitencier.

Au final, le juge de la Cour du Québec aura tranché la poire en deux avec sa peine de six ans. Il a cependant refusé de le forcer à attendre trois ans avant d’être admissible à une libération conditionnelle. Fait à noter, c’est le juge Boudreault lui-même qui avait déjà condamné l’homme de 23 ans à une peine de 15 mois de détention en janvier 2015 pour une kyrielle d’accusations, dont une de vol qualifié commis avec une machette.

Frédéric Fontaine était revenu dans l’actualité en octobre 2016 lorsqu’il avait été arrêté en compagnie de Jean-François Migneault qui s’était introduit par effraction au domicile de ses parents à Saint-Honoré alors qu’il venait tout juste lui aussi d’obtenir une libération conditionnelle quelques jours auparavant. Sa participation à cet événement se sera limitée au vol d’un sac à dos et de son contenu, mais le juge Boudreault en a tenu compte dans les facteurs aggravants, puisqu’il était aux premières loges sans être intervenu et qu’il a répété de tels manèges à plusieurs reprises, en étant cette fois impliqué directement.

À quatre reprises en 2016 et 2017, Frédéric Fontaine s’est présenté chez des gens avec des complices et a usé de force. Il a menacé à plusieurs reprises ses victimes de s’en prendre à elles s’ils le dénonçaient à la police. Il a également arboré différentes armes, dont un bâton télescopique, une bonbonne de poivre de cayenne et même une fausse arme.

Pour cette fausse arme, il a écopé d’une peine automatique de 12 mois et de cinq ans pour tous les cas d’invasions de domicile. Toutefois, toutes ces peines ont été jugées concurrentes, donc elles ne s’additionnent pas. Il en va de même pour tous ses bris de probation, d’engagement, de menaces et d’entraves au travail des policiers. Il s’est notamment sauvé et a fourni des fausses identités pour ne pas être arrêté. Une fois derrière les barreaux, il a cependant fourni des aveux complets pour tous ses crimes, sans toutefois impliquer aucun de ses complices. 

Il a expliqué ses gestes au juge, que comme il ne pouvait travailler, étant recherché, il a dû se rabattre sur le crime. « C’était pas pour faire de la violence, mais juste pour avoir de l’argent. (...) C’est juste des jobs qu’on m’a donnés. Ils devaient de l’argent en vendant de la drogue », a-t-il plaidé devant le juge Boudreault, qui n’a pas retenu ces attaques contre les victimes.

Il avait de plus quitté une thérapie sans se rapporter aux policiers en plus de n’avoir fait que 4,75 heures de travaux communautaires sur une peine totale de 240 heures.

L’avocat du jeune, Me Gagnon, a jugé, en entrevue avec Le Quotidien, que la peine était équitable et il a affirmé qu’il n’ira pas en appel.