Arthur Raymond a obtenu sa sentence au Palais de justice Alma mercredi.

Six ans pour des agressions sexuelles

Arthur Raymond écope d’une peine de six ans de pénitencier pour des agressions sexuelles commises sur six victimes dans les années 70 et 80. La gravité des gestes, le nombre de victimes ainsi que leur jeune âge ont été considérés par le tribunal.

Les gestes ont été commis entre 1975 et 1987 sur six enfants. Les garçons et les filles impliqués ont tous été victimes, au minimum, d’agressions sexuelles.

De plus, Arthur Raymond traîne une longue liste de gestes à caractère violents. Une victime a subi des coups, reçu des crachats et a été suspendue par une jambe. Une autre personne de sexe masculin a reçu des coups de marteau, de manche de tournevis, des coups de ceinture, des coups de pied en plus d’être suspendue dans les airs par un pied à partir d’un toit.

À un certain moment, Arthur Raymond a menacé de placer une victime dans un enclos contenant un taureau agressif. Il a également détaché ses chiens agressifs afin d’effrayer cette même personne.

L’accusé a frappé l’un des jeunes avec une règle et un bottin téléphonique, ce qui a valu une accusation de voie de fait armé.

La lecture du jugement a permis d’en apprendre plus sur le peu d’empathie de l’accusé. Il entretient un sentiment de rancune envers les victimes pour la plainte tardive qui pourrait donner comme résultat une détention à un âge avancé. Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rappelé le climat de terreur vécu par les victimes qui se trouvaient, à l’époque, éloignées au plan géographique.

La lecture d’une partie du rapport présentenciel émis le 7 mai 2018 a permis de confirmer l’absence de remords, le peu d’empathie et la minimisation des actes commis par l’accusé.

Encore aujourd’hui, les séquelles sont nombreuses pour les victimes. Le manque de confiance et les problèmes au niveau de la vie sexuelle sont présents chez plusieurs d’entre elles.

Les 57 jours passés en détention calculés à un ratio d’un et demi équivalent à un solde de peine de 5 ans, 10 mois et 20 jours. La Couronne réclamait 10 ans de pénitencier tandis que la défense se tournait vers une sentence de deux ans moins un jour.

En plus du pénitencier, le juge Guimond a ajouté de nombreuses conditions à respecter. Il recommande, entre autres, que l’accusé puisse bénéficier d’un programme d’évaluation et du traitement offerts aux agresseurs sexuels pendant sa détention. Le vieil homme devra se soumettre au registre des délinquants sexuels à vie en plus de fournir un prélèvement d’échantillon de substance corporelle.

Par ailleurs, l’accusé ne pourra se trouver dans une zone publique avec des personnes âgées de moins de 16 ans pour une période de 10 ans suivant la fin de sa détention.

Arthur Raymond qui avait du mal à comprendre ce qui était dit a quitté le box des accusés, en balayant du regard, la salle de cour.