Les deux victimes des événements survenus dans la nuit du 19 au 20 septembre 2019, un couple de Chicoutimi, ont témoigné devant la juge assignée Isabelle Boillat.
Les deux victimes des événements survenus dans la nuit du 19 au 20 septembre 2019, un couple de Chicoutimi, ont témoigné devant la juge assignée Isabelle Boillat.

Séquestration: début de procès pour un trio de malfaiteurs

Pascal Grandisson, Éric Lemieux et Dave Martel, accusés de vol qualifié, d’usage d’une arme, de port de déguisement, d’introduction par effraction et de séquestration à l’appartement de deux personnes âgées, étaient de retour au Palais de justice de Chicoutimi, mardi matin, pour le début de leur procès.

Les deux victimes des événements survenus dans la nuit du 19 au 20 septembre 2019, un couple de Chicoutimi, ont témoigné devant la juge Isabelle Boillat. La représentante du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Marie-Christine Savard, a d’abord présenté sa preuve en interrogeant les deux victimes sur le déroulement du crime présumé.

L’homme, calme, a rappelé les événements qui ont mené à l’arrestation des trois coaccusés en répondant aux questions de Me Savard. Selon ses déclarations, cette nuit-là, alors que sa copine et lui regardaient la télévision, trois hommes sont entrés « comme un coup de vent » dans l’appartement de la dame. L’un, armé d’un marteau, s’est dirigé vers la chambre, un second était au salon avec des « tie-wraps » et un pistolet, tandis qu’un troisième était placé devant la porte de sortie. À la suite des événements, la dame a remarqué que certains de ses médicaments étaient manquants.

Par la suite, la dame a témoigné et a rappelé les mêmes événements. Visiblement secouée par la présence des accusés dans le box à sa gauche, elle a répondu aux questions de la procureure de la couronne alors que les deux avocats de la défense, Me Julien Boulianne (Pascal Grandisson et Dave Martel) et Me Denis Otis (Éric Lemieux), n’ont pas tenu à la contre-interroger.

Une jeune femme, troisième et dernier témoin demandé par la couronne, a également été appelée à témoigner, mardi, pour affirmer qu’un homme revêtu d’un capuchon et portant un bandana aurait levé une arme devant elle.

À la fin du dépôt de la preuve de la poursuite, ce qui représente les témoignages des trois témoins ainsi que les documents en rapport avec l’enquête, les trois coaccusés ont été acquittés pour le chef d’accusation de vol qualifié. L’arme aperçue par les victimes et retrouvée dans le véhicule perquisitionné était « non fonctionnelle ». La présence de l’ADN de Grandisson sur l’arme a toutefois été confirmée.

Lors de la perquisition, les policiers ont retrouvé les médicaments volés et ont pu les remettre à la dame peu de temps après.

Suite

Le procès, qui devrait être d’une durée de cinq jours, se poursuivra mercredi matin au Palais de justice de Chicoutimi. Trois témoins civils seront appelés par la défense.