Michel Guénard avait voulu s’en prendre aux représentants des médias à son arrivée au palais de justice. Il ne voulait pas être pris en photo.

Séquestration: 32 mois à l'ombre pour Michel Guénard

Incarcéré depuis septembre 2017, Michel Guénard a réglé ses différends avec la justice en plaidant coupable à cinq chefs d’accusation d’introduction par effraction et de port d’un déguisement dans le but de commettre une infraction criminelle. Il écope de 32 mois de détention.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Charles Cantin, avocat en défense. Comme Guénard a purgé 27 mois de détention préventive, il lui reste cinq mois à passer à l’ombre.

Michel Guénard, un individu de Stoneham-et-Tewkesbury, a reconnu sa culpabilité à des accusations d’introduction par effraction, de complot, de possession d’outils de cambriolage et de port de déguisement dans une affaire de tentative de séquestration survenue à Saint-Félix-d’Otis en septembre 2017.

Au moment de l’infraction, Guénard et son présumé complice, Johnny Daigle, avaient tenté de s’introduire dans une résidence du lac Goth afin de prendre possession d’un butin assez important. Ils croyaient que la propriétaire du lieu y cachait une forte somme d’argent.

Les deux hommes, cagoulés, ont tenté de ligoter la propriétaire des lieux, mais la dame est parvenue à leur fausser compagnie et à se réfugier chez des voisins qui l’avaient entendu crier.

La victime a pu contacter le 9-1-1 chez ces gens, car les deux individus avaient pris la peine de couper sa ligne téléphonique.

Face à leur tentative ratée, les malfrats avaient pris le chemin des bois afin de fuir les lieux. Ils avaient bien tenté de récupérer leur véhicule, mais n’ont pu le faire, car tous les chemins du secteur étaient bloqués en raison de la présence de nombreux policiers.

Une opération policière d’envergure avait été mise en place. À force de fouiller le secteur, les agents avaient pu mettre la main sur Guénard, alors que Daigle a été arrêté le lendemain.

« Ils allaient là pour l’argent », avait mentionné un voisin, rencontré lors des événements. Il avait ajouté qu’une autre voisine avait été victime d’un vol deux semaines auparavant.

À sa sortie de la détention, Guénard se trouvera en probation pour une durée de deux années. Il lui est interdit d’entrer en contact avec la victime, de même que son complice.

Quant à Johnny Daigle, qui est toujours détenu, rien n’a encore été déterminé quant à la tenue d’un procès ou l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité.