Une perquisition menée dans cet immeuble de la rue Racine à Chicoutimi a permis au Service de police de Saguenay de mettre la main sur une quantité importante de stupéfiants. 
Une perquisition menée dans cet immeuble de la rue Racine à Chicoutimi a permis au Service de police de Saguenay de mettre la main sur une quantité importante de stupéfiants. 

Saisie majeure de stupéfiants à Chicoutimi: deux des accusés libérés

Le Service de police de Saguenay a procédé à une des plus importantes perquisitions de son histoire le 9 juin. De grandes quantités de drogues, de médicaments et des milliers de dollars ont été saisis dans un édifice de la rue Racine à Chicoutimi contenant cinq logements et un restaurant. Trois personnes ont été arrêtées et deux ont été libérées dans l'attente de leur comparution.

La section des projets spéciaux du Service de police de Saguenay s’est rendue au 162 et 164 Racine où se trouve un restaurant de cuisine asiatique à la suite d’une enquête qui leur a permis d’obtenir les mandats nécessaires à la perquisition. 

Un total de 570,3 grammes de cocaïne, 444 grammes de champignons magiques, 4460 comprimés de méthamphétamine,  682,55 grammes de cannabis, 126,9 grammes de haschich, 640 comprimés d’oxycodone, 900 comprimés d’aprazolam (Xanax), ainsi que 53 140 $ ont été saisis. 

«C’est une des plus importantes saisies de notre service de tous les temps, autant en matière de drogue que d’argent et de médicaments», souligne Andréanne Nolin, porte-parole du Service de police de Saguenay.  

Dac Khoi Ho

Deux hommes et une femme ont été arrêtés sur place. Il s’agit de Dac Khoi Ho (47 ans), Davis Forest (62 ans), ainsi que Isabelle Gagnon (45 ans). 

Deux des trois individus ont été libérés alors que leur comparution est repoussée au vendredi 26 juin.

D’abord remise à vendredi, Isabelle Gagnon, 45 ans et Davis Forest, 62 ans, devaient prendre part à leur comparution pour deux chefs d’accusation, soit possession dans le but de trafic et recel d’argent. Ils ont finalement été libérés en attente du 26 juin. Même scénario pour Dac Khoi Ho, à la seule exception que l’homme de 47 ans devra attendre la prochaine étape judiciaire à la prison de Roberval. 

En septembre dernier, Dac Khoi Ho, propriétaire du restaurant Kaiza, qui a changé de nom à quelques reprises, avait été condamné à 12 mois de prison à purger en société pour avoir trafiqué trois kilogrammes de cannabis et pour recel.