Des membres de la famille d’Évans Robertson ont suivi le procès depuis le début et ils se sont réjouis lorsque le jury a déclaré Rodrigue Boivin coupable d’homicide involontaire.

Rodrigue Boivin coupable d’homicide involontaire

Le jury a déclaré Rodrigue Boivin coupable d’homicide involontaire ayant causé la mort d’Évans Robertson après une courte délibération de deux heures, jeudi, au Palais de justice de Roberval.

Au prononcé du verdict, les membres de la famille de M. Robertson présents dans la salle ont poussé un grand soupir de soulagement. L’accusé, lui, est demeuré impassible.

Son avocat, Me Louis Belliard, invoquait des motifs de légitime défense pour convaincre le jury, mais cela n’a pas suffi. Le Quotidien a obtenu la réaction à chaud de Me Belliard, mais il était trop tôt pour préciser si son client et lui allaient ou non porter la décision en appel.

« C’est une question très délicate et elle est au choix du client. Il faut d’abord évaluer l’ensemble de la preuve pour voir s’il y a des erreurs administrées ou si le juge a donné de mauvaises instructions », explique Me Belliard.

La procureure de la Couronne, Me Julie Villeneuve.

Pour sa part, l’avocate de la Couronne, Me Julie Villeneuve, a mis de l’avant que « la preuve de la poursuite était imposante et supportée par trois expertises claires » alors que « la preuve de la défense était hypothétique » selon elle.

« Je crois que ce qui a pu être déterminant, c’est que la version de notre témoin principal (Candy Moar-Dominique) était supportée par une solide preuve tant au niveau des projections de sang qui étaient cohérentes avec sa version qu’au niveau des experts qui se sont penchés sur le nombre de coups qui avaient pu occasionner de telles blessures par la suite », indique Me Villeneuve.

Les 12 jurés l’ont par ailleurs déclaré non coupable aux deux autres chefs d’accusation qui pesaient contre lui, soit celui d’introduction par effraction et de voies de fait à l’endroit de sa conjointe de l’époque, Candy Moar-Dominique.

Sentence à déterminer
Il reste maintenant au juge Serge Francoeur à déterminer la sentence de Rodrigue Boivin. Les représentations sur la peine débutent vendredi matin.

L’avocat de la défense, Me Louis Belliard.

Rappelons que l’homme de 48 ans s’est rendu au domicile de la victime, le 31 août 2016, et lui a asséné plusieurs coups de poing dans sa chambre à coucher de Mashteuiatsh. Après les traumatismes au visage qu’il a subis, il avait passé au moins huit heures sur la table d’opération.

M. Robertson est décédé deux mois plus tard à l’hôpital de Jonquière.