Un climat de suspicion s'est installé à Saint-Bruno, après l'ouverture d'une enquête par la SQ.

Rôdeur de Saint-Bruno: la méfiance règne

Les parents et les enfants qui résident à Saint-Bruno sont sur le qui-vive, une semaine après qu’un rôdeur ait été aperçu dans cette municipalité du Lac-Saint-Jean. Certains soupçonnent même de l’avoir vu vendredi dernier, au volant de son camion de marque Ford Ranger et de couleur bleu.

L’heure est présentement à la prévention à Saint-Bruno. La question du rôdeur a été abordée à l’école de la municipalité, alors que l’on a rappelé aux enfants les consignes de sécurité lorsqu’on fait face à un étranger.

Mais malgré tout, les inquiétudes persistent. Plusieurs parents ont affirmé, sur la page Spotted de Saint-Bruno, avoir vu de nouveau le rôdeur vendredi soir. Rappelons qu’une enquête a été ouverte par la Sûreté du Québec, le 7 septembre, après qu’une jeune fille ait été abordée par un étranger. Ce dernier aurait fait des propositions indécentes à des jeunes filles, tout en ayant en sa possession des sous-vêtements féminins.

Une mère de Saint-Bruno, Stéphanie Privé, raconte que sa fille s’est fait suivre il y a deux jours, alors qu’elle faisait du vélo. La jeune enfant de 10 ans est venue se réfugier chez elle rapidement, quand elle a eu des doutes sur un homme qu’elle trouvait bizarre et qui la suivait dans son véhicule. 

Pas de plaintes

Si Stéphanie Privé ne peut pas faire le lien entre les deux événements survenus à une semaine d’intervalle, elle raconte qu’un certain climat de suspicion s’est installé dans toute la municipalité et que tous les citoyens prennent davantage de précautions.

«Mon chum l’a aperçu clairement la semaine dernière. On nous envoie souvent des photos de camions bleus pour qu’on les identifie», explique-t-elle, avant d’ajouter qu’il ne faut pas nécessairement céder à la peur même si plusieurs personnes ont affirmé sur les réseaux sociaux avoir rencontré le rôdeur de Saint-Bruno.

L’enquête policière est toujours ouverte. La SQ a cependant affirmé ne pas avoir reçu de signalement supplémentaire officiel à ce sujet dans les derniers jours.