Le juge Jean Hudon a suggéré à Gaétan Latulippe de se rendre à la probation pour la confection d’un rapport présentenciel.

Retrouvé à la Maison d’accueil

Gaétan Latulippe, un individu de 53 ans, a été arrêté au cours des derniers jours à la suite de l’émission d’un mandat d’arrestation. Il a passé quelques nuits en détention et a été relâché, lundi, jusqu’aux représentations sur sentence, prévues pour le 10 janvier. Il s’expose à une peine minimale de 12 mois.

Une mauvaise compréhension ou une mauvaise information a fait en sorte que le client de Me Charles Cantin brillait par son absence au moment où le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, devait entendre les procureurs sur la sentence à imposer.

Initialement, Latulippe devait connaître les intentions de la Couronne et de la défense le mercredi 21 novembre.

Le mercredi matin, l’accusé s’est présenté à la maison de la justice pour attendre le dénouement de son dossier.

L’affaire a été mise en attente, étant donné que son avocat était pris à l’extérieur de la région.

Lorsque Latulippe est revenu au tribunal en après-midi, il a appris que son dossier avait été remis. Mais personne ne lui a dit que la remise était de 24 heures.

Le quinquagénaire est retourné à la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi, où il demeure, et a cru qu’il recevrait une nouvelle convocation du tribunal.

Manquant d’informations, il ne s’est donc pas présenté jeudi matin dernier au Palais de justice de Chicoutimi.

Face à cette situation, le juge Boudreault n’a eu d’autres choix que d’émettre un mandat d’arrestation contre l’accusé.

Latulippe a été retracé deux jours plus tard. Les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) l’ont cueilli à la Maison d’accueil pour sans-abri, sur la rue Lafontaine.

L’homme a comparu lundi matin. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté que l’accusé recouvre sa liberté jusqu’à la prochaine présence du magistrat Boudreault.

Vols

Gaétan Latulippe a plaidé coupable en juin dernier à deux vols qualifiés de médicaments dans des pharmacies de Jonquière en 2017.

La première fois, il s’était présenté avec une cagoule sur la tête et armé d’un pistolet à air comprimé.

Il avait obligé l’employé à lui remettre des narcotiques analgésiques.

Moins de deux semaines plus tard, il avait répété sensiblement le même scénario, en montrant une partie du canon d’une arme à feu. Il a été démontré qu’il s’agissait d’une fausse arme.

Il avait aussi volé un tube d’Orajel dans une autre pharmacie.

Avant de recevoir sa sentence, Gaétan Latulippe aurait dû se soumettre à la confection d’un rapport présentenciel, mais il ne s’est jamais présenté au bureau.

Les parties ont convenu que l’accusé se présente à la probation, question d’avoir le meilleur portrait possible de l’individu avant l’imposition de la peine.