Retour sur les faits divers en 2019

Événements parfois anodins, parfois tragiques, les faits divers suscitent la curiosité. Le Quotidien vous a préparé une rétrospective de certaines des histoires qui ont marqué l’actualité de l’année de 2019 au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Un homme a été assassiné gratuitement, le 10 septembre, à Alma.

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MEURTRE GRATUIT À ALMA

Un homme d’une quarantaine d’années de Saguenay a été sauvagement assassiné le 10 septembre, à Alma, au coin des rues Champagnat et Côté, alors qu’il effectuait des rénovations sur la maison d’un ami. Son agresseur, Jean-Léon Pinette-Hervieux, a sorti un couteau et a poignardé la victime. Pinette-Hervieux sortait tout juste de détention quand il a agressé la victime. L’homme est bien connu des milieux policiers. Le Quotidien rapportait, après la comparution de l’accusé, qu’il possédait environ 70 pages d’antécédents judiciaires. Il a été accusé de meurtre au premier degré. « Déjà, à l’école secondaire, nous disions qu’il ne pouvait être laissé seul dans la rue, et ce, même lorsqu’il n’était pas sous l’influence des stupéfiants. Il était dangereux », a déclaré un de ses enseignants au secondaire, qui a préféré garder l’anonymat. Pinette-Hervieux avait été condamné en mai 2018 à 36 mois de détention pour des gestes de violence envers un codétenu et un gardien de prison.

Kathy Guay tient une photo de sa fille assassinée à Montréal.

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UNE LATERROISE TUÉE À MONTRÉAL

Noémie Lavoie, une jeune femme de Laterrière, a été assassinée le 26 février, à Montréal. Son conjoint, Ali Mahamat Mahadi, lui aurait tranché le cou. Le couple avait déjà eu des démêlés avec la justice et leur relation ne s’apparentait pas à un long fleuve tranquille. En septembre 2016, selon ce que racontait La Presse, le jeune homme et la jeune femme avaient fait monter un autostoppeur dans le parc des Laurentides, alors qu’ils quittaient le Saguenay. Le trio avait ensuite fraternisé. Noémie Lavoie et Ali Mahamat Mahadi avaient convaincu l’individu de venir passer quelques jours à Montréal avec eux. L’aventure a cependant tourné au cauchemar pour l’autostoppeur. Il a été frappé, séquestré et agressé sexuellement lors d’une soirée bien arrosée. Noémie Lavoie avait été condamnée à 105 jours de détention préventive dans cette histoire. Noémie Lavoie et Ali Mahamat Mahadi sont demeurés un couple. Ils auront connu une fin tragique. Rencontrée par Le Quotidien quelques jours après le meurtre, la mère de la jeune femme de 24 ans racontait que Noémie Lavoie était sur le point de revenir vivre au Saguenay. Kathy Guay avait effectué un virement bancaire à sa fille pour qu’elle prenne le train et s’installe chez elle. Sa fille n’a cependant jamais pu remettre les pieds dans la maison familiale. Mahadi a été arrêté et accusé de meurtre au deuxième degré.

Ce zèbre a mordu un enfant au majeur, lors du dernier Salon des animaux exotiques de Saguenay.

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UN ENFANT MORDU PAR UN ZÈBRE

Le Salon des animaux exotiques, qui se tient chaque année à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), est toujours un succès populaire. Les visiteurs se comptent en dizaine de milliers. L’édition 2019 aura cependant été marquée par un événement fâcheux. Un jeune garçon d’une dizaine d’années a été mordu à la main par un zèbre. Les blessures qu’il a subies auraient été plutôt sévères. Selon le récit que la mère du jeune homme a fait quelques jours après l’événement, l’os du majeur de son garçon aurait été apparent après la morsure. Une infirmière qui se trouvait sur place a effectué les premiers soins. Le garçon a ensuite été conduit à l’infirmerie. Partagée à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux, l’histoire a suscité un bon nombre de réactions virulentes. Les internautes, qui étaient partagés sur la question, blâmaient soit la famille du jeune garçon, soit l’organisation du salon. 

Les Hells Angels avaient convié de nombreux motards à l’érablière Au sucre d’or, à Laterrière.

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LES HELLS EN VISITE À SAGUENAY

L’érablière Au sucre d’or de Laterrière a reçu de la visite bien particulière, par une chaude journée de juillet. Les Hells Angels y avaient organisé un rassemblement. Une cinquantaine de motocyclistes, dont une dizaine arboraient le logo du célèbre groupe de motards criminalisés, ont été aperçus. Avant de pouvoir accéder à l’érablière, tous les invités ont dû se soumettre à une inspection réalisée par les policiers du Service de police de Saguenay et de la Sûreté du Québec. Selon les informations colligées par Le Quotidien, ce rassemblement avait pour but de ramasser des fonds pour financer les frais d’avocat de Bernard « Ben » Plourde, un membre en règle des Hells Angels, arrêté en 2018 lors de l’opération NOCIF. Plus 325 billets, vendus au prix de 50 $, auraient trouvé preneur pour l’occasion. En plus des Hells, des membres de plusieurs groupes de motards s’étaient déplacés. On y a aperçu des membres des Bad Disciples, des Crazy Bastards, de même que des Red Devils. Les Hells Angels visitent fréquemment le Saguenay–Lac-Saint-Jean. En 2018, ils s’étaient réunis dans la municipalité de Falardeau. Ils se sont réunis à plusieurs reprises à Saint-Gédéon.

Michel Larouche a été bouleversé par le retour du poste de commandement à Saguenay, à la fin mars.

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HÉLÈNE MARTINEAU : DE NOUVEAUX ÉLÉMENTS DANS L'ENQUÊTE

Propulsée par un reportage d’une heure de l’émission J.E., la Sûreté du Québec (SQ) a installé son poste de commandement devant Place du Royaume le 21 mars pour tenter d’obtenir de nouvelles informations sur la disparition nébuleuse d’Hélène Martineau. Pour cette occasion, la SQ rend de nouvelles informations publiques. Quelques heures avant que l’on ne perde sa trace, le 12 avril 2017, Hélène Martineau a été aperçue dans une boutique du centre commercial situé sur le boulevard Talbot. Dans les images captées par une caméra de surveillance, on la voit échanger un manteau. LA SQ espérait que la diffusion de ces images rafraîchirait la mémoire de citoyens. Le conjoint de la disparue, Michel Larouche, ne peut s’empêcher de venir voir le poste de commandement. Visiblement bouleversé par la situation, il s’abstient de faire des déclarations aux médias. Encore aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il est advenu de la femme d’Arvida, qui aimait se promener aux abords des sentiers du Manoir du Saguenay. La SQ, de son côté, croit toujours qu’Hélène Martineau a été victime d’un homicide.

Gilles Lessard est mort de façon accidentelle, lorsque le tracteur qu’il conduisait a été frappé par un train.

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UN TRAIN FRAPPE UN TRACTEUR À LAROUCHE ET FAIT UN MORT

Un employé de la municipalité de Larouche, Gilles Lessard, a perdu la vie le 13 février alors qu’un train a percuté le tracteur de déneigement qu’il conduisait près de la voie ferrée. L’homme est mort des conséquences d’un traumatisme crânien sévère. Gilles Lessard, qui n’était pas attaché, a été éjecté du véhicule au moment de l’impact. La coroner Francine Danais explique qu’il s’agit d’un bête accident dans son rapport publié à l’automne. « La visibilité réduite et l’absence d’un horaire régulier pour le passage des trains devaient inciter à la prudence. Le bruit généré par le tracteur, le ventilateur de la chaufferette ainsi que le volume de la radio ont pu faire en sorte que M. Lessard n’ait pas entendu le train approcher », écrit-elle. Le maire de Larouche, Réjean Bédard, affirmait au Quotidien le jour de la publication du rapport être insatisfait des conclusions de la coroner. Celui qui milite pour que les trains réduisent leur vitesse dans la municipalité aurait notamment aimé que la coroner se déplace à Larouche avant d’écrire son rapport.

La Sûreté du Québec a effectué des recherches en motoneige pour retrouver un homme qui manquait à l’appel, le 31 mars.

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IL SE PERD SUR LE LAC EN MOTONEIGE

Un motoneigiste aura eu la frousse de sa vie, le 31 mars. L’homme de 42 ans s’était rendu sur le lac Saint-Jean pour pêcher. Il est tombé en panne après s’être trompé de route pendant qu’il tentait de retourner chez lui en motoneige, vers 21 h, le samedi soir. Il a ensuite communiqué avec un de ses proches pour lui indiquer qu’il s’est égaré. Entre son départ et cet instant, les conditions météorologiques se sont grandement détériorées. On a alors entrepris des recherches. Au plus fort de l’opération, une vingtaine de motoneigistes ont parcouru le lac Saint-Jean à la recherche du disparu, qui aura manqué à l’appel pendant près de 24 heures. C’est grâce à un hélicoptère militaire de type Griffon que l’on a réussi à retrouver le résidant de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Le disparu s’était réfugié dans un chalet vide, près de la Petite Décharge. Il a dû nager dans les eaux glacées de la fin de l’hiver avant de trouver refuge. L’hélicoptère avait réussi à le localiser grâce à une lumière rouge qu’il avait allumée pour indiquer sa position.