Les événements survenus le 27 septembre 2017 avaient forcé un grand déploiement policier, puisque l’appel initial au 911 faisait état d’hommes armés.

Réhabilité, l’accusé qui avait participé à une invasion de domicile évite la détention ferme

Christopher Mior, ce jeune homme qui avait participé à une invasion de domicile survenue en septembre 2017, sur la rue Mézy, à Chicoutimi-Nord, a écopé d’une peine de 18 mois, qu’il pourra purger dans la collectivité. L’individu de 20 ans a plaidé coupable à une série d’infractions, mais sa réhabilitation et sa collaboration lui ont évité une peine d’incarcération.

« On dit souvent que les gens sont les artisans de leur propre malheur. Vous, vous êtes l’artisan de votre propre bonheur. Vous vous en tirez bien, car vous évitez la détention ferme », a déclaré le juge Paul Guimond, qui a accepté la suggestion commune soumise par les deux parties, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Il faut remonter au mois de septembre 2017 pour connaître le portrait de la situation. À cette époque, le jeune homme, qui venait à peine d’avoir 18 ans, avait un problème de consommation de Xanax, un anxiolytique, qu’il prenait d’abord pour soigner son anxiété, mais dont il est devenu accro.

Un après-midi, alors qu’il était avec un ami, ils se sont présentés dans une demeure de la rue Mézy. L’ami en question, qui était mineur au moment des faits, avait dit à Christopher Mior qu’un gars lui devait une somme de 300 $ et lui avait demandé de l’accompagner pour collecter son dû. C’est en arrivant sur place que le premier individu a sorti une arme à plombs, après être entré de force dans la résidence. Mior avait ensuite dit qu’il ignorait que son ami avait une arme et qu’il avait été entraîné dans toute cette histoire un peu contre son gré.

Mais Christopher Mior avait en sa possession du poivre de Cayenne, qui est considéré comme une arme prohibée, selon la loi. Une jeune fille, qui était dans la demeure, s’était cachée et avait communiqué avec les policiers.

Les deux jeunes hommes avaient été arrêtés. Christopher Mior faisait face à de nombreux chefs d’accusation, notamment de présence illégale dans une maison d’habitation, de vol qualifié et de voie de fait armée.

L’accusé était parti en maison de thérapie pour venir à bout de son problème de consommation.

Aujourd’hui, le jeune homme est sobre et travaille. Il est également inscrit à l’école et commencera son cours au printemps. Il a présenté un rapport prédécisionnel positif, ce qui explique cette peine en collectivité. Ses chefs d’accusation ont finalement été portés par voie sommaire, ce qui permet des sentences moins sévères. Si les accusations avaient été portées par acte criminel, comme c’était le cas initialement, une peine en collectivité n’aurait pas été possible pour de telles accusations.

« Nous pouvons penser qu’il s’agissait d’une erreur de parcours de monsieur. Il a réglé son problème de consommation, avait de mauvaises fréquentations, n’avait pas d’antécédents judiciaires, il travaille et veut retourner aux études », a affirmé le procureur de la poursuite, Me Michaël Bourget.

« Je suis sûr qu’on ne reverra pas monsieur ici », a ajouté l’avocat de Christopher Mior, Me Luc Tourangeau.

Le jeune homme devra être chez lui 24 heures sur 24 les quatre premiers mois, entre 21 h et 7 h les sept mois suivants et entre 23 h et 7 h les sept derniers mois. Il pourra toutefois continuer à travailler et à aller à l’école.