Fidèle à son habitude, Michaël Dallaire a attiré l’attention en salle d’audience, jeudi.

«Regards impolis et pognage de fesses»: Dallaire rabroue les agents de la détention

Comme c’est souvent le cas, la présence de Michaël Dallaire devant les tribunaux n’est pas passée inaperçue, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le colosse, qui devait initialement entériner des plaidoyers de culpabilité pour certains de ses dossiers, est finalement revenu sur sa décision, accusant au passage les agents de la détention de lui avoir « pogné » les fesses et d’être impolis et agressifs à son endroit. L’individu prétend également que les policiers qui ont procédé à son arrestation, en octobre dernier, l’ont agressé avec une arme et lui ont touché les parties génitales.

Michaël Dallaire fait face à plusieurs chefs d’accusation concernant des événements survenus au Motel Princesse de Jonquière, cet automne. L’homme, qui était alors en thérapie fermée, avait prolongé illégalement sa permission de sortie. Les policiers l’avaient épinglé au motel. Il avait en sa possession une arme alors qu’il n’en avait pas le droit, c’est-à-dire un pistolet à impulsion électrique. Il avait été réincarcéré.

Dallaire a demandé à être jugé devant un jury pour ces accusations, mais il devait tout d’abord plaider coupable à certains chefs. Toutefois, il a indiqué au juge Pierre Simard qu’il n’en était plus question, lors de son passage en cour, jeudi. Son avocat ne pouvant être là pour des motifs personnels, Dallaire a voulu expliquer certaines choses au juge Simard, concernant un amendement à l’un de ses dossiers.

« J’ai amené mes documents, mais les agents ne veulent pas que j’amène mon sac. Je ne sais bien pas ce qu’ils pensent que je vais faire de mal avec mon sac », a lancé l’accusé.

Le juge a alors demandé à Me Charles Cantin d’aller rencontrer l’individu pour mettre les choses au clair et éclaircir la situation.

Salutations

En retournant à la détention du Palais de justice, Dallaire a salué l’assistance de la salle d’audience, menottes aux poings. Il a également fait un petit signe de langue à une femme, qui semblait être là pour lui.

Les agents l’ont alors poussé à sortir, puisqu’il s’attardait dans le box des accusés.

« Eille, pogne-moi pas les fesses de même, toi ! » a alors lancé l’accusé, à l’endroit d’un agent de la détention.

À son retour en cour, Dallaire a précisé que l’agent ne lui avait pas vraiment touché les fesses, qu’il avait fait une blague pour « détendre l’atmosphère ». Il s’est toutefois plaint que l’agent le regardait de façon impolie et agressive.

Michaël Dallaire a également affirmé en cour que lors de son arrestation, qui a eu lieu il y a deux mois, les policiers de Saguenay s’étaient livré à une agression armée à son endroit et qu’ils lui avaient touché les parties génitales au passage.

Le juge Simard a répondu à l’accusé que ce n’était pas le moment de discuter de ces détails.

Michaël Dallaire a donc retrouvé ses quartiers, en attendant que son dossier soit entendu la semaine prochaine, lors des assises criminelles. C’est à ce moment que la Cour supérieure déterminera la date à laquelle il subira son procès devant jury.