Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a passé un message clair à une récidiviste du vol à l’étalage.

Récidiviste de vol: «faut croire que vous n’aviez pas compris»

Le juge Rosaire Larouche a été très clair cette fois. Il accepte de punir une voleuse en lui imposant 60 heures de travaux communautaires, mais lui suggère fortement de ne pas revenir devant lui. La prochaine fois, la peine pourrait être plus sévère.

Une femme a enregistré des plaidoyers de culpabilité pour avoir fait défaut d’un don de 100 $ et d’avoir commis un vol de victuailles au marché d’alimentation Maxi de Jonquière.

Au moment de régler le dossier, Me Mariane Girard (Couronne) et Me François Dionne (défense) ont soumis une suggestion commune au magistrat, soit l’obligation de réaliser des travaux communautaires non rémunérés pour payer sa dette à la société.

Mais le juge de la Cour du Québec n’a pas caché sa surprise face à cette recommandation. Il estimait que 60 heures, ça ne semblait pas cher payé pour les crimes, mais surtout en raison des antécédents judiciaires.

« Vous avez été condamnée deux fois en 2011 pour des vols, en 2012 pour des voies de fait et en 2017 pour des menaces. Et là, vous revenez pour un autre vol », constate le juge.

« Je vois que c’est moi qui vous avais condamnée en 2011. Je devais certainement vous avoir dit à ce moment que je ne voulais plus vous revoir pour la même chose. Faut croire que vous n’aviez pas compris », a poursuivi le magistrat. L’accusée croit se souvenir qu’elle n’avait probablement rien répondu au juge à la suite de sa remarque à l’époque.

Mardi matin, la dame a essuyé quelques larmes en tentant de s’expliquer, mais cela n’a guère ému le juge Larouche, qui a ajouté qu’elle aurait dû y penser avant de commettre les gestes. « Je vais réfléchir à la suggestion commune avant de me prononcer, car je ne trouve pas ça très sévère », a-t-il dit.

Au final, le juge est revenu dans la salle d’audience après plusieurs minutes de réflexion pour entériner la suggestion commune.