L'avocat de Réal Thivierge, Me Jean-Luc Maltais, croit que les preuves présentées devant le juge vont permettre de condamner Maxime De Varennes à payer plus de 16 000$ à son client.

Réal Thivierge nourrit peu d'espoir

Même s'il pense qu'il ne récupérera pas un sou de Maxime De Varennes, Réal Thivierge continue les démarches juridiques pour obtenir différents montants liés à la vente de la Pourvoirie des Laurentides.
« Avoir cet argent-là va être difficile, car on sait à l'heure actuelle que la compagnie Pourvoirie des Laurentides et Maxime De Varennes ne sont pas solvables. Il y a une question de principe, il nous doit cet argent-là. Aussi, le notaire Blais a réellement démontré qu'il avait eu l'argent en sa possession pour nous payer ces ajustements. Il ne nous a pas payé parce que M. De Varennes lui a dit qu'il contestait», a-t-il confié à la sortie du tribunal.
Hier, une autre cause était entendue à la Cour civile concernant des frais de promotion, des taxes, des assurances et autres dépenses encourues pendant le processus de vente qui n'ont pas été payés par Maxime De Varennes. Une facture totalisant 16 094, 79$.
Explications au juge
Le juge Paul Guimond a écouté Réal Thivierge et son épouse Gaétane Boulianne expliquer pour quelles raisons Maxime De Varennes leur devait de l'argent.
Comme, ils s'étaient entendus sur la vente, ils ont commencé à faire la tournée des expositions plein air pour faire la promotion de la Pourvoirie. Les dépenses et les revenus étaient donc comptabilisés et De Varennes s'était engagé à payer les frais qui seraient liés au moment où il deviendrait propriétaire, soit le 2 avril 2015. Le Couple Thivierge lui a tellement fait confiance qu'ils se sont même prêtés garants d'une carte de crédit à son nom pour la Pourvoire. Une dette de 5000$ est toujours liée à cette carte.
Comme convenu à la date de transaction, Réal Thivierge a mis les comptes à zéro en payant un certain montant. Or, le notaire a eu en sa possession la somme de plus de 16 000$ pour rembourser les ajustements, mais ne l'a jamais fait.
Le juge Guimond a pris la cause en délibéré et va rendre son jugement dans les prochains jours.
Élément singulier, l'avocat de Maxime De Varennes, Marc Henry, ne s'est pas présenté à la Cour hier matin, même s'il était dans l'obligation de l'être. Le juge Guimond vraisemblablement agacé par la situation a refusé de reporter la cause. Et a entendu seulement la preuve apportée par le clan Thivierge.
Leur avocat Jean-Luc Maltais pense que dans ces circonstances, ils ont une bonne chance de remporter.