Me Roland Roy demande une enquête préliminaire pour son client, Gabriel Girard, alors que Me Julien Boulianne a vu trois de ses clients plaider coupables.

Quatre trafiquants plaident coupables

Quatre individus arrêtés dans le cadre de l’opération Nocif ont plaidé coupables à des accusations de complot et de trafic de stupéfiants, alors que la présumée tête dirigeante du réseau de trafiquants, Gabriel Girard, a demandé la tenue d’une enquête préliminaire.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, était prêt à entendre Me Daniel Bélanger, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et les criminalistes au dossier.

L’opération Nocif s’est déroulée le 29 novembre 2017, alors que des policiers ont mené des perquisitions au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Montréal, dans la couronne nord de Montréal, dans Lanaudière et en Montérégie.

Des discussions ont donc eu lieu entre les parties et quelques accusés ont pris la décision d’enregistrer des plaidoyers de culpabilité.

Aveux
Les clients de Me Julien Boulianne, Marc-André Dallaire, Maxime Martel et Jean-Denis Fortin-Desgagné, de même que Tommy Lessard-Vaillancourt, client de Me Jean-Marc Fradette, ont avoué leur crime.

Les quatre trafiquants ont plaidé coupables à des accusations d’avoir comploté avec des individus pour importer de la drogue vers le Saguenay et de trafic de stupéfiants.

Me Bélanger a précisé que Lessard-Vaillancourt s’était fait livrer un demi-kilogramme de cocaïne à quatre reprises.

Me Fradette a demandé la confection d’un rapport prépénal pour son client.

« M. Lessard-Vaillancourt n’a aucun antécédent judiciaire. Je voudrais que le tribunal puisse comprendre ce qui l’a amené à agir ainsi et aussi noter les efforts faits au cours des derniers mois. »

Fortin-Desgagné a aussi reconnu avoir importé au moins une fois un demi-kilogramme de cette poudre blanche.

Les représentations sur sentence se dérouleront le 19 novembre. Il est possible que des suggestions communes puissent être soumises au tribunal dans les cas de Fortin-Desgagné, Martel et Dallaire.

Jimmy Côté, un des importants trafiquants, a été condamné à six années et six mois de détention, alors que le « runner » Steeve Pelletier purgera une sentence de 12 mois en octobre.

Par ailleurs, Me Charles Cantin s’est retiré des dossiers de Réal Girard et de Yohann Senneville, alors que Me Boulianne a fait de même dans Francis Côté. Des apparences de conflit d’intérêts ont amené les deux avocats à se retirer.

Me Daniel Bélanger, du DPCP, reviendra en novembre pour des peines à présenter au tribunal dans le cas de quelques trafiquants de drogue.

Enquête
D’autre part, Me Roland Roy, qui défend les intérêts de Gabriel Girard, identifié comme la tête dirigeante du réseau de trafiquants de stupéfiants pour le Saguenay, demande la tenue d’une enquête préliminaire. Il souhaite qu’elle se fasse rapidement étant donné que son client est incarcéré depuis le 27 novembre 2017.

« Nous avons appris qu’un délateur a agi dans le dossier et je voudrais pouvoir l’interroger dans le cadre de cette enquête préliminaire. Je demande donc que ça puisse se faire assez rapidement », a laissé voir le criminaliste, qui croit avoir besoin de deux jours pour en apprendre davantage sur l’opération Nocif.

La perquisition policière de novembre a mis fin aux activités illicites d’un important réseau provincial de trafiquants de drogue. Les policiers voulaient démontrer que deux membres des Hell’s Angels, Jean-François Bergeron et le Saguenéen Bernard Plourde, étaient impliqués dans ce réseau.

Les deux hommes avaient été arrêtés, mais ont été rapidement relâchés. Et à ce jour, aucune accusation n’a été déposée contre Plourde et Bergeron.

Les agents avaient saisi près de deux kilogrammes de cocaïne, 3000 comprimés de drogue de synthèse (métamphétamines), sept armes à feu, sept véhicules et plus de 140 000 $ en argent comptant. Une résidence de Saint-Gabriel-de-Brandon fait l’objet d’un blocage.

Les policiers avaient arrêté 22 personnes sur les 24 identifiées dans le cadre de cette enquête policière.