Les policiers de Saguenay ont mené une perquisition au 4120 Saint-Alexandre, à Jonquière, en lien avec le vol qualifié survenu au Couche-Tard de la rue Saint-Dominique, le 3 avril.

Quatre individus arrêtés pour un vol à Jonquière

Trois hommes ont comparu, lundi, au Palais de justice de Chicoutimi en lien avec un vol qualifié commis au dépanneur Couche-Tard de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, et sont actuellement accusés de possession d’une arme à feu dans un dessein dangereux. Ils seront accusés officiellement, jeudi, de vol qualifié. Et une femme a aussi été appréhendée et accusée de menaces.
Jean-Philippe Gagnon et Philippe Racine-Fortin étaient habillés d’une salopette blanche pour leur passage en justice.

David Gilbert (Me Luc Tourangeau), Jean-Philippe Gagnon (Me François Dionne), Phillipe Racine-Fortin (Me Luc Tourangeau) et Sarah-Jeanne Landry-Maltais (Me Charles Cantin) ont comparu lundi devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.

Ils demeurent sous les verrous jusqu’à leur enquête de remise en liberté, fixée au jeudi 12 avril.

Si une seule accusation a été déposée pour le moment, il est déjà officiel que d’autres accusations seront ajoutées aux dossiers des individus, dont une en lien avec un vol qualifié.

Car l’enquête policière se poursuit. Il se pourrait que le trio soit relié à plusieurs vols commis sur le territoire de Saguenay au cours des derniers mois. Des informations laissent présager que les agents pourraient avoir démantelé un réseau de cambrioleurs.

Les patrouilleurs et enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay n’ont d’ailleurs pas ménagé leurs efforts afin de retracer les auteurs d’un vol qualifié survenu au dépanneur Couche-Tard, sur la rue Saint-Dominique à Jonquière, le 3 avril dernier. 

En fin de soirée, trois individus sont entrés dans le commerce. L’un d’eux avait une arme à feu. Il a demandé le contenu du tiroir-caisse, pendant qu’un autre dérobait des billets de loterie et qu’un troisième quittait avec des caisses de bière. Ils ont pris la fuite à pied. La commis n’a pas été blessée, mais a subi un choc nerveux.

Les policiers et enquêteurs ont interrogé de nombreuses personnes et ont pu remonter le fil des événements à partir d’images captées par la caméra de surveillance du dépanneur.

« Nos enquêteurs et nos patrouilleurs de nuit ont entrepris leur enquête à partir d’images en provenance de caméras de surveillance. Ils ont passé plusieurs heures depuis la semaine dernière pour retracer et identifier les individus. Ils ont réussi et ont pu procéder à leur arrestation », explique Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

Ils ont ainsi mis la main au collet de David Gilbert sur le stationnement du restaurant A & W du boulevard Talbot, à Chicoutimi, samedi. 

Et dimanche, les agents de la SPS ont procédé à l’arrestation des deux autres complices dans ces événements, soit Philippe Racine-Fortin et Jean-Philippe Gagnon.

Quant à Sarah-Jeanne Landry-Maltais, elle est accusée de menaces pour le moment. 

Au cours des dernières heures, les policiers de Saguenay ont mené de nombreuses perquisitions dans diverses résidences de Saguenay afin d’étoffer la preuve qu’ils pourront accumuler et présenter au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). 

Et à force d’interroger des citoyens, ils ont pu procéder à l’arrestation des trois présumés voleurs. 

Les quatre accusés ne peuvent communiquer avec 11 personnes durant leur incarcération.

Sarah-Jeanne Landry-Maltais est arrivée sous escorte policière en prévision de sa comparution au Palais de justice de Chicoutimi.

Accusés

Les quatre présumés complices dans cette affaire ont donc été arrêtés et amenés au Palais de justice de Chicoutimi, lundi. 

David Gilbert, un chanteur de rap, possède de nombreux antécédents judiciaires au tribunal de la jeunesse, mais aussi du côté des adultes (voir autre texte).

Il a notamment écopé d’une peine de quatre années de pénitencier en février 2014. Il a été libéré un peu plus de deux ans après avoir entrepris sa sentence. Mais il avait été libéré de sa peine complète en février 2018. 

« Nous avons déposé un seul chef d’accusation pour port d’une arme dans un dessein dangereux concernant les trois hommes. D’autres accusations viendront, dont celle de vol qualifié. Quant à la dame, elle est accusée de menaces pour le moment. Il y en aura d’autres », mentionne Me Michael Bourget, de la Couronne.

« Aucune preuve n’a encore été déposée. Je retiens la preuve, car des perquisitions sont encore menées à l’heure où l’on se parle (lundi après-midi). Il y a encore des gens à rencontrer », ajoute-t-il.

L’accusation de port d’arme dans un dessein dangereux ne prévoit pas de peine minimale, mais Me Bourget indique que ce sera le cas pour les prochaines accusations.

En défense, Me Luc Tourangeau, qui représente les intérêts de David Gilbert notamment, confirme ne pas avoir de preuve entre les mains. 

« Nous n’avons pas la preuve. On devrait nous la fournir le plus tôt possible. Il pourrait y avoir de nouvelles accusations, mais nous n’en savons pas beaucoup plus pour le moment », de dire Me Tourangeau. 

David Gilbert en janvier 2017.

DAVID GILBERT DISAIT S'ÊTRE REPENTI

(Mélyssa Gagnon) - En entrevue au Progrès-Dimanche il y a un peu plus d’un an, David Gilbert, qui cumulait déjà une longue feuille de route en matière criminelle, disait s’être repenti. Dans un article publié le 27 janvier 2017 intitulé C’est mal ce que j’ai fait, le jeune homme confiait son désir d’utiliser sa passion pour l’écriture et la musique dans son processus de réinsertion sociale. Celui qui venait tout juste de terminer une peine d’emprisonnement dans un établissement à sécurité maximale se trouvait alors dans une maison de transition de Roberval. « J’ai fait dur et aujourd’hui, je réalise que c’est mal ce que j’ai fait », avait-il déclaré. Le rappeur avait aussi commencé à prononcer des conférences dans les écoles, au cours desquelles il racontait son passé de consommateur de drogues et ses démêlés avec la justice.