Le voleur à la hache, Jimmy Tremblay-Ouellet, prend le chemin du pénitencier pour 48 mois.

Quatre ans pour le voleur à la hache

Le Chicoutimien Jimmy Tremblay-Ouellet prend le chemin du pénitencier pour une période de quatre ans. Il a commis deux vols qualifiés à la hache et a fait preuve de négligence criminelle causant des lésions en étant impliqué dans un accident de la route.
L'homme de 27 ans a connu une période de désorganisation entre le printemps et l'automne 2016. Le point culminant est survenu à la fin du mois de septembre lorsqu'il s'est présenté avec une hache à la main en demandant divers médicaments à un employé de la pharmacie Jean Coutu de Chicoutimi-Nord.
Le lendemain, il a répété sensiblement le même scénario. Comme la pharmacie était fermée, il avait tenté de fracasser une fenêtre du service à l'auto pour se servir lui-même dans les médicaments. Étant donné que la fenêtre a été conçue à l'épreuve des coups, Tremblay-Ouellet a quitté les lieux.
Il n'a pas pour autant abandonné sa soirée. Il s'est rendu au dépanneur l'Étoile du Nord où il a dérobé 800 $ en argent en sortant une autre fois sa hache, d'où le deuxième vol qualifié.
Tremblay-Ouellet, représenté par Me Charles Cantin, a pris la fuite en compagnie de sa conjointe.
Le duo de malfaiteurs a traversé le pont Dubuc en direction de la rue Price, à Chicoutimi, où ils ont été remarqués par les policiers alors que l'accusé roulait à plus de 80 kilomètres à l'heure dans une zone de 50.
La poursuite policière s'est amorcée sur Price et s'est poursuivie sur le boulevard du Saguenay, dans le secteur de Saint-Jean-Eudes.
Au moment où les agents recevaient l'ordre d'abandonner la poursuite pour des raisons de sécurité, le couple a arrêté le véhicule en bordure de la route et a tenté de se cacher dans un boisé situé tout près.
« Le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est ouf. C'est toute une histoire. Je crois, comme le dit Me Sébastien Vallée (Couronne), qu'il faut dénoncer vos actes et vous isoler de la société. Et je pense comme le dit Me Charles Cantin (défense) qu'il ne faut pas démissionner dans votre cas. Vous êtes jeune », a indiqué le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, en entérinant la suggestion commune.
« Là c'est le temps de payer votre dette envers la société. J'espère que vous allez profiter de ce temps pour régler vos problèmes de dépendance. Si vous avez une résolution à prendre, c'est celle-là. Vous avez votre vie entre vos mains », a ajouté le magistrat.
Lors de son enquête de remise en liberté, Tremblay-Ouellet a tenté d'expliquer sa volonté de se procurer des médicaments en raison de la douleur qu'il éprouve depuis qu'il a été impliqué dans un accident de voiture alors qu'il n'avait que 14 ans.
Il avait alors précisé que la prescription qu'il avait n'était pas suffisante pour le soulager. Incapable d'obtenir une augmentation de la dose, Tremblay-Ouellet a pété les plombs et a commis des gestes répréhensibles.
Dans le passé, Tremblay-Ouellet avait écopé d'une sentence de quatre mois pour des bris et un trafic de stupéfiants. Cette fois-ci, il a changé ces quatre mois pour des années. Le juge a retranché la période de cinq mois et 14 jours de détention préventive. Il lui reste 42 mois et 15 jours à faire.