Quatre ans de plus pour celui qui a fait cinq enfants à sa belle-fille

Le bourreau sexuel de Chicoutimi, celui qui a été condamné à six ans de pénitencier pour avoir fait cinq enfants à sa belle-fille, écope d’une sentence supplémentaire de quatre années de pénitencier pour avoir demandé des fellations chaque jour de l’enfance de ses soeurs dans les années 60 et 70.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune présentée par Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et de Me Jean-Marc Fradette, en défense.

Les parties ont réglé les deux dossiers du tribunal des adultes et deux autres au tribunal de la jeunesse, étant donné que l’accusé était mineur au moment de perpétrer les premiers actes sexuels.

L’individu a réglé ses dossiers jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi, au moment où il devait subir son enquête préliminaire en lien avec ces dossiers de viol, d’attentats à la pudeur, d’inceste et de grossière indécence.

Il faut savoir que cet agresseur sexuel devait subir son enquête préliminaire à la fin du mois de novembre, mais la procureure de la Couronne avait déposé de nouvelles plaintes pour une seconde victime d’abus sexuels.

Le dossier avait alors été reporté. Mais des discussions entre les deux procureurs au dossier ont eu lieu en matinée et les parties en sont venues à une entente, évitant ainsi aux victimes de venir raconter ce qu’elles avaient vécu. 

Le client de Me Fradette aura donc sévi durant des années et des années auprès de toutes ses victimes, soient ses deux soeurs, mais aussi la fille de sa conjointe. Il a fait cinq enfants à la jeune femme et il a été condamné à six années de pénitencier.

« La peine est importante, mais il ne faut pas oublier que les victimes ont eu leur vie brisée depuis les 50 dernières années. Vous leur avez enlevé leur enfance », a souligné le juge Simard, juste avant de confirmer la sentence de quatre années de pénitencier. 

L’agresseur sexuel, qui aura 62 ans le 17 décembre, a commencé à abuser des membres de sa famille en 1968, alors qu’il était mineur. Il a poursuivi ses actes dégradants durant de nombreuses années, soit jusqu’au moment où le tribunal a été avisé des gestes posés à l’endroit de sa belle-fille, en 2015.