Quatre ans aussi pour le complice de l'attaque masquée

Dominique Larocque, l'homme qui a battu un homme à coups de barre de fer en compagnie de Patrick Violette, écope d'une peine de quatre ans de pénitencier après avoir plaidé coupable à une introduction par effraction dans le but de commettre des voies de fait graves. Il aussi plaidé coupable dans une affaire de menaces survenue au début de l'année, ajoutant six mois à sa peine. Il passera donc les 54 prochains mois derrière les barreaux.
L'homme de 37 ans accompagnait Violette le soir du 21 juillet lorsque la victime, qui se trouvait à son domicile de la rue Saint-Léandre à Jonquière, a été attaquée par les deux hommes cagoulés par un masque de Frissons et un de loup-garou. Larocque et Violette tabassent violemment la victime, qui est très mal en point. Son cristallin se retrouve sur son épaule et on craint qu'il perde l'usage de son oeil.
Ces faits ont été relatés jeudi au Palais de justice de Chicoutimi par Me Mélanie Paré, de la Couronne, lors de la comparution de Patrick Violette. Ce dernier a plaidé coupable pour la même histoire. Il a pris la route du pénitencier pour les quatre prochaines années.
La Couronne et la défense, représentée par Me Julien Boulianne, ont suggéré de façon commune la peine de quatre ans au juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec. Autant dans le cas de Dominique Larocque que celui de Patrick Violette, il a accepté la suggestion.
Le juge a affirmé lors de l'appel de la sentence qu'il demeurait sans mot dans de telles situations de « violence gratuite ».
« Dans ce genre d'histoire, on ne sait jamais par où commencer, a mentionné le juge Lortie. Comme circonstances atténuantes, on peut parler de la culpabilité rapide de l'accusé, qui évite un long processus judiciaire et qui épargne d'importants coûts au système. »
Le juge Pierre Lortie a également salué le fait que Dominique Larocque ait collaboré à la suite des événements, se livrant lui-même aux policiers, en plus de livrer une déclaration incriminante.
Pour sa part, l'avocat Julien Boulianne s'est dit surpris d'avoir vu son client être impliqué dans ce genre d'histoire. « Je le connais depuis longtemps et ce n'est pas le genre de monsieur à commettre des gestes violents, a raconté Me Boulianne. Il a des remords et il a rapidement reconnu ses torts. Il s'est d'ailleurs excusé plusieurs fois dans la vidéo de sa déclaration. »
Dans l'autre histoire où Dominique Larocque a écopé de six mois pour une accusation de menaces, elle est survenue le 28 janvier. Résidant dans une maison de chambres, il s'était rendu chez un voisin, fusil à plomb à la main. Il n'était toutefois pas allé plus loin dans ses agissements.