L’ex-chiro Christian Gagné est parti pour une période de 14 mois en détention pour avoir commis des attouchements sexuels sur une adolescente.

Quatorze mois pour l’ex-chiro

L’ex-chiropraticien Christian Gagné retourne derrière les barreaux pour une période de 14 mois pour avoir eu des contacts sexuels avec une enfant de 14 ans.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rendu la sentence jeudi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi.

Les faits reprochés à l’homme de 53 ans se sont produits entre le 28 juillet et le 4 août 2016, alors que Gagné se trouvait en vacances en camping dans un club de voile de Saguenay.

Durant le séjour, une adolescente a besoin d’un massage pour soulager un mal de dos et Gagné, détenant une formation en chiropractie, a offert ses services.

Gagné, qui a déjà écopé de deux années de pénitencier pour avoir abusé sexuellement de huit de ses anciennes patientes, s’est affairé à soulager l’enfant. Jusqu’au moment où il a glissé ses mains sous le costume de bain de la jeune fille lui touchant les fesses au passage.

Le juge Guimond mentionne que l’accusé a immédiatement cessé les attouchements en s’apercevant que cela était inapproprié.

Suite aux événements, la jeune victime dit avoir eu des pensées suicidaires, a souffert de boulimie, a dû prendre de la médication et a eu de la difficulté à poursuivre son travail étudiant.

Le magistrat a cité quelques passages du rapport prédicisionnel où le risque de récidive est de 6,1 sur 10 sur une période de trois années et grimpe à 7,1 pour une période de cinq ans.

« Les gestes reprochés ne figurent pas dans le haut de l’échelle des gestes à caractère sexuel, mais l’accusé a profité d’un lien de confiance pour agir, comme il l’avait fait dans le passé », explique le juge Guimond.

« Sans vouloir minimiser les gestes commis en 2008 auprès de ses patientes, il faut tout de même dire que la situation ne va pas en s’améliorant, car là vous vous en êtes pris à un enfant », a lu le magistrat.

En plus de la détention de 14 mois, Gagné se trouvera sous probation, avec suivi, pour 36 mois à sa sortie de prison. Il devra s’inscrire annuellement au registre des délinquants sexuels pour le reste de ses jours, ne peut communiquer avec la victime, ne peut être en présence de mineurs sauf si un adulte au courant y est aussi et ne pourra œuvré auprès de mineurs.

L’avocate défendant les intérêts de l’accusé, Me Sylvie Bordelais, a indiqué ne pas être surprise de la peine imposée à son client.

« En raison de ses antécédents judiciaires, on pouvait s’attendre à une peine comme celle-là. Le jugement est clair. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de la décision », a exprimé Me Bordelais.

La Couronne réclamait deux années de détention contre Gagné, alors que la défense suggérait plutôt une peine de 90 jours de prison, précisant que Gagné demeurait un actif pour la société.