L’incendie allumé le 13 juin 2017 avait coûté la vie à Guy Tremblay, âgé de 93 ans.

Procès Parente-Soares: l’ancienne copine témoigne

La deuxième journée du procès de Matthieu Parente-Soares, accusé d’homicide involontaire, d’incendie criminel et de harcèlement criminel, a permis d’en apprendre plus sur l’arrivée de l’accusé au Québec, de la relation qu’il entretenait avec son ancienne petite amie et la famille de celle-ci, ainsi que des heures suivant l’incendie du 13 juin 2017 dans lequel Guy Tremblay, 93 ans, a perdu la vie.

Mardi matin, Me Nancy Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a fait entendre le premier témoin de ce procès qui se déroule devant jury, soit l’ancienne copine de l’accusé. Celle-ci a raconté, pendant une partie de la journée, la chronologie et les moindres détails de la relation la liant à l’accusé.

La petite-fille de Guy Tremblay a livré sa version des heures suivants l’incendie de la résidence familiale de la rue Sacré-Cœur est d’Alma.

Après avoir été réveillée par sa mère, elle se « souvient qu’il fallait qu’elle sorte ». Selon celle qui assure avoir entendu un bruit dans la fenêtre de sa chambre au moment de s’endormir, Matthieu Parente-Soares était soulagé de la voir sortir saine et sauve de la maison. C’est devant la réaction de sa mère qu’elle a réalisé que son grand-père était à l’intérieur de la résidence.

Selon ce qu’il a été permis d’apprendre dans le procès présidé par le juge Louis Dionne, de la Cour supérieure du Québec, les deux adultes se sont connus en 2013 via une communauté d’un jeu en ligne. Après plusieurs échanges sur Skype, ils ont convenu de se rencontrer. Matthieu Parente-Soares a visité le Québec à deux reprises, notamment lors d’un premier séjour de deux semaines qui aura finalement duré cinq mois. De son côté, son ancienne amie de cœur est allée le rejoindre à deux reprises en Europe, soit pendant un été et pendant le temps des Fêtes.

En 2016, Matthieu Parente-Soares a obtenu un visa étudiant. Le nouveau couple a habité pendant quelques semaines chez les parents de la jeune femme avant d’emménager dans un appartement d’Alma à la mi-juillet. La répartition des tâches ménagère était, entre autres, à l’origine de conflits et du stress vécu par le couple qui étudiait au Collège d’Alma.

La relation a commencé à se détériorer à l’hiver 2017. Quelques semaines plus tard, vers la fête de Pâques, le couple a eu une chicane marquante. Pendant cette période, celle qui a appris que son conjoint n’a pas repris les cours en janvier a exprimé le désir de prendre l’air.

Dans les semaines suivantes, la jeune femme, qui vit alors beaucoup de stress, a effectué quelques séjours chez ses parents dans l’espoir de se reposer. Matthieu Parente-Soares, dont le réseau social se limitait à la famille, a continué à dormir à quelques reprises chez eux. La dernière pause a mené à une rupture définitive du couple à la fin mai ou au début du mois de juin.

Le premier témoignage aura permis de prendre connaissance de textos échangés entre l’accusé et sa conjointe de l’époque, dont certains qui auraient été transmis alors que celui-ci était conduit à Saguenay par des policiers quelques jours après l’incendie. L’avocat de la défense, Me Louis Belliard, a procédé à un court contre-interrogatoire de quelques minutes.

Une quinzaine de personnes, dont des membres de la famille Tremblay et la grand-mère du ressortissant français, ont assisté à cette journée de procès qui aura également permis d’entendre l’ancienne belle-mère de l’accusé.