Éric Salvail est accusé d’agression sexuelle, de séquestration et de harcèlement sexuel.

Procès d'Éric Salvail: «l'été du harcèlement»

Dans une salle bondée de journalistes et de citoyens, le procès d’Éric Salvail s’est ouvert lundi matin au palais de justice de Montréal avec le témoignage de la présumée victime, Donald Duguay. Devant le juge Alexandre Dalmau, M. Duguay a raconté ce qu’il a notamment appelé « l’été du harcèlement ». Alors que l’ex-animateur était son collègue à Radio-Canada, il avance qu’il lui demandait fréquemment de « faire un quickie », ce qu’il refusait, en plus de le toucher, de se masturber devant lui sans son consentement. Les événements ont culminé dans une toilette de leur travail où Salvail l’aurait agressé sexuellement.

Bronzé, barbe naissante et vêtu d’un habit bleu marine cintré, Éric Salvail est apparu serein et souriant à la première journée de son procès. Il est accusé d’agression sexuelle, de harcèlement criminel et de séquestration à l’endroit de Donald Duguay, qui a tenu à être identifié publiquement. Les crimes se seraient produits entre le 1er avril et le 30 novembre 1993 à Montréal.

Lundi matin, le plaignant Donald Duguay a témoigné. D’une voix tremblante au début, plus affirmée vers la fin de la matinée, il a raconté ses premières rencontres avec son collègue Éric Salvail au service du courrier de Radio-Canada en 1993.

Dès la première journée, le témoin principal dit avoir reçu des « commentaires déplacés » comme: « Tu as un beau petit cul, toi ». Et d’après lui, plus les jours passaient, plus la situation devenait insupportable.

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