Procès de Marc Lafrance: une victime ne se présente pas en cour

Le Baieriverain Marc Lafrance devait subir son procès, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, en lien avec des accusations d'attouchements sexuels sur deux mineures. En l'absence de l'une des victimes et de sa mère, Me Michaël Bourget, procureur de la Couronne, a demandé au juge Michel Boudreault de reporter le dossier.
L'homme de 34 ans devrait savoir à quoi s'en tenir le 17 juillet, date à laquelle les parties ont été convoquées.
« Je demande à remettre le dossier au 17 juillet et je pourrai alors prendre une position finale. Si les victimes (une était présente) ne sont pas là, j'aurai à me décider. »
« Je crois que nous allons être en mesure de les joindre, mais si ce n'est pas le cas, je verrai ce que je dois faire », a mentionné Me Bourget.
Sans s'opposer à cette demande de report, Me Sylvain Morissette, en défense, a dénoncé le fait qu'il ne semblait pas y avoir de pilote dans l'avion, dans ce dossier.
« J'espère que la situation va se replacer. Je ne veux pas blâmer Me Bourget, car ce n'est pas de sa faute, mais il y a eu quelques procureurs au dossier. Mon client est aussi important que les victimes, ceci dit sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit », explique le criminaliste.
Sur ce point, Me Bourget a rassuré son confrère en précisant que c'est lui qui s'occupera du dossier jusqu'au bout, peu importe l'issue.
Le dossier de Lafrance traîne depuis près de quatre ans pour des événements qui se seraient produits en 2010. Si personne n'a parlé des délais (arrêt Jordan), c'est que les deux parties impliquées sont responsables de certaines remises.
Le juge Boudreault a accepté la demande de la Couronne et reporte le dossier à la mi-juillet. 
« Je suis sensible aux représentations de la défense sur les intérêts de son client dans cette affaire. Je comprends aussi qu'il y a eu des délais en raison de changement de procureurs, tant à la défense qu'à la Couronne », note le magistrat.
« Je vais accepter la demande, surtout que je comprends qu'il est préférable pour un procureur de ne pas scinder sa preuve », dit-il.
Pornographie juvénile
Peu importe la décision qui sera rendue dans le dossier des deux agressions sexuelles, Marc Lafrance devra revenir au tribunal pour une accusation de possession de pornographie juvénile.
Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont découvert 28 fichiers (des 700 contenus sur un disque dur) de pornographie juvénile.
Par contre, Me Morissette conteste la validité de la perquisition de la SQ dans cette affaire. 
Un débat devrait se tenir en lien avec la Charte canadienne des droits et libertés.
De plus, il faut savoir que Lafrance a déjà été accusé de violence conjugale. Il avait passé 12 jours en détention préventive avant d'être libéré et acquitté étant donné que la plaignante ne s'est pas présentée au tribunal.