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Procédures d’hygiène renforcées à la prison de Roberval

Normand Boivin
Normand Boivin
Le Quotidien
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Depuis une semaine, les travaux en cour criminelle au Palais de justice de Chicoutimi sont perturbés par les délais encourus pour l’arrivée des détenus dans la salle de visioconférence.

Lorsqu’on appelle un accusé, ça peut prendre jusqu’à 10 minutes avant qu’il se pointe devant la caméra, car les comparutions de détenus de la prison de Roberval sont alourdies par des procédures sanitaires qui ne sont pas en vigueur dans les autres établissements de détention du Québec.

Les agents doivent se couvrir d’un sarrau de plastique et porter la visière complète en plus du masque, et doivent changer d’équipement pour chaque détenu. Sans autre explication, juges, greffiers et avocats croyaient qu’il s’agissait d’un nouveau moyen de pression du syndicat.

Or, il n’en est rien, mais les choses ne sont pas aussi claires qu’il n’y paraît. « Les agentes et agents doivent porter le sarrau et la visière pour accompagner les prisonniers afin de se conformer à une nouvelle directive émise par la direction de l’établissement. C’est une mesure que l’on s’explique mal et il ne s’agit aucunement de moyens de pression mis en place par le syndicat dans le cadre des négociations avec le gouvernement », nous a répondu Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN).

Au ministère de la Sécurité publique, on nous répond dans un courriel laconique qu’il s’agit d’une décision de la CNESST, la Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité au travail, à la suite d’une plainte d’un membre du personnel.

Depuis le début de la pandémie, les détenus sont placés en quarantaine pendant deux semaines lorsqu’ils arrivent à la prison de Roberval, avant de rejoindre la communauté des autres détenus, et ne peuvent donc pas être amenés dans la salle de visioconférence avant ce délai. Les agents qui les accompagnaient étaient masqués et gantés, même au plus fort de la zone rouge.

Maintenant que la contamination est en baisse, on a renforcé les mesures d’hygiène.