Me Charles Cantin a enregistré des plaidoyers de non-culpabilité au nom de son client qui aurait commis une action indécente.

Pris les culottes à terre

Un homme de 36 ans de Jonquière s’est fait surprendre à regarder au travers d’une porte-fenêtre tout en ayant les culottes à terre. L’individu est parvenu à prendre la poudre d’escampette, mais il a été intercepté plus tard après avoir laissé tomber son... porte-feuille et ses cartes d’identité.

L’individu, sans antécédent judiciaire, a officiellement été accusé, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi d’action indécente.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, l’homme se tenait, le 2 septembre dernier, debout derrière la porte-fenêtre de la maison du plaignant à Jonquière.

Vers 7 h 10 du matin, la victime de cette action indécente arrive chez elle et, une fois à l’intérieur de la résidence, aperçoit un homme qui n’avait plus ses espadrilles et ses chaussons dans les pieds.

Mais ce n’est pas tout, il avait le pantalon baissé. L’histoire ne dit pas si cet individu avait les parties génitales au grand air.

Après avoir aperçu l’énergumène derrière sa porte-fenêtre, le propriétaire de la résidence s’est approché de la porte et a lancé un cri en sa direction.

L’exhibitionniste a pris la poudre d’escampette sans demander quoi que ce soit.

En prenant ses jambes à son cou, l’individu a échappé ou perdu son porte-monnaie en remontant son pantalon.

Le plaignant a immédiatement communiqué avec les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) pour faire part de la situation.

À leur arrivée, les patrouilleurs ont fait le tour de la résidence et ont découvert les objets abandonnés par l’accusé.

Dans le porte-monnaie, ils ont trouvé des pièces d’identité et une somme d’argent.

Le plaignant a pu identifier l’exhibitionniste en regardant la photographie sur le permis de conduire.

La victime de ce geste particulier a ajouté qu’il avait déjà aperçu l’individu sur son terrain. Il lui avait demandé ce qu’il faisait là et l’homme a simplement répondu qu’il s’était trompé d’endroit.

Le propriétaire de la maison de la rue Bourgeois a aussi ajouté avoir revu l’homme se promener devant chez lui. Mais il n’était jamais allé aussi loin que de baisser son pantalon.

Pas moi

Les patrouilleurs de Saguenay ont retracé l’individu assez rapidement en raison des informations fournies par le permis de conduire.

L’accusé a nié être allé à cette résidence et d’avoir baissé son pantalon.

Mais les explications obtenues n’ont pas été en mesure de convaincre les autorités policières. Celles-ci ont alors soumis le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui a pris la décision de déposer une accusation d’action indécente.

Pas présent

Ce « sans pantalon » n’était pas présent au tribunal, comme le prévoient d’ailleurs les règles de la justice. Il devait être représenté par un avocat, ce qui était le cas avec Me Charles Cantin.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entendu le représentant du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Sébastien Vallée, faire part de l’accusation et a remis par le fait même la preuve au dossier au procureur de l’accusé.

Me Cantin a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité et a demandé à remettre le dossier au 19 février 2019.

Cela donnera le temps à la défense de prendre connaissance de la preuve de la Couronne et de revenir au tribunal pour une prise de position finale, à savoir si un procès sera nécessaire ou si l’accusé décidera de plaider coupable.