Me Julien Boulianne défend les intérêts de Denis Perron.

Pris avec de la cocaïne: Perron aurait dû s'arrêter

L’Ambroisien Denis Perron pourrait payer chèrement le fait d’être passé droit sur un arrêt obligatoire. L’homme de 61 ans a été arrêté pour avoir fui la police et accusé d’entrave à la justice, de menaces envers les policiers et de s’être évadé d’une garde légale. Les policiers ont trouvé 11 000 $ en argent dans le véhicule.

Denis Perron, qui possède de nombreux antécédents judiciaires, demeure incarcéré au Centre de détention de Roberval à titre de prévenu au moins jusqu’au 9 octobre (mardi), date de son enquête de remise en liberté.

Il a comparu vendredi au Palais de justice d’Alma.

L’histoire de Denis Perron s’est déroulée jeudi dans les rues d’Alma. Perron, dont les intérêts sont représentés par Me Julien Boulianne, a omis de s’immobiliser à un arrêt obligatoire. Son malheur aura été qu’un patrouilleur de la Sûreté du Québec (SQ) se trouvait à proximité.

L’agent s’est engagé derrière le véhicule de Perron, mais celui-ci, possiblement paniqué, a fui les lieux. Une poursuite policière s’est engagée.

Durant sa fuite, Perron aurait lancé un sac de cocaïne par la fenêtre de sa voiture, avant d’être intercepté.

Il s’est donc sauvé de la police, a commis une entrave au travail des policiers, leur a fait des menaces et s’est évadé d’une garde légale.

Selon les informations qui circulent, les agents ont aussi trouvé 11 000 $ en argent dans le véhicule de Denis Perron.

Quant au sac de drogue qu’il aurait lancé par la fenêtre, c’est un bon Samaritain qui l’aurait vu commettre le geste, qui a ramassé le sac et qui est allé le remettre à la police.

Antécédents

Denis Perron n’en est pas à son premier passage devant les tribunaux. 

En juin 2011, il avait été condamné à 71 mois de pénitencier. Il avait été reconnu coupable de 21 chefs d’accusation, dont deux reliés à la possession de 103 comprimés de métamphétamine et 35 grammes de cocaïne, et d’autres de recel, de bris de probation, d’une évasion d’une garde légale et d’une entrave au travail des policiers.

Et ce n’est pas tout. En 2007, un juge de la Cour du Québec l’a envoyé en détention pour cinq années (60 mois) dans une autre affaire de drogue et de recel.