Accusé d’agression sexuelle, Jérémie Perron a été déclaré criminellement responsable de ses actes.

Présumé agresseur de Kénogami criminellement responsable

Le présumé agresseur sexuel de Kénogami, Jérémie Perron, a été déclaré criminellement responsable de ses actes. Il tentera maintenant d’obtenir sa remise en liberté.

L’individu de 25 ans a été arrêté le 14 décembre 2018, à l’hôpital de Chicoutimi, après que les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) aient pu le relier aux traces d’ADN laissées sur les lieux d’une agression. Il est accusé d’introduction par effraction dans le but d’y commettre une agression sexuelle et de port d’un déguisement pour commettre son crime. Au moment de l’agression, l’agresseur portait une cagoule et des lunettes de ski.

Le 9 janvier 2019, Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont demandé au tribunal que l’accusé soit envoyé au département de psychiatrie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de mesurer sa responsabilité criminelle.

Le rapport a été remis jeudi matin aux avocats et au tribunal. La conclusion est que Jérémie Perron, qui demeure sur la rue Montcalm, à Jonquière, est criminellement responsable de ses actes.

« Je vais demander une date assez rapide afin que l’on puisse tenir l’enquête de remise en liberté », a mentionné Me Olivier Théorêt, qui agissait au nom de son collègue.

La représente de la Couronne, Me Mariane Girard, n’a pas été en mesure de donner plus de détails sur le rapport psychiatrique, mais a confirmé que le DPCP s’oppose fermement à la remise en liberté de Perron.

Agression

Les événements reprochés à Perron auraient eu lieu dans la nuit du 15 juillet 2018 dans le secteur de Kénogami. L’individu serait entré dans la résidence et aurait agressé sexuellement une jeune adolescente. Il avait rapidement quitté les lieux du crime. L’agression sexuelle avait alors suscité bien des interrogations et de l’émoi dans le secteur où avait eu lieu cette sordide affaire, les citoyens ayant manifesté une certaine inquiétude.

Les enquêteurs du SPS avaient installé à quelques reprises le poste de commandement dans le secteur de Kénogami afin de recueillir des informations qui auraient pu mener à l’arrestation de l’agresseur.

Les démarches avaient été vaines. Les policiers cherchaient alors un individu de race blanche et un anglophone qui s’exprimait difficilement en français.