Christine Boivin, conseillère municipale de Lac-Kénogami, à Saguenay

Poursuite contre Christine Boivin: la cause pourra être entendue

La poursuite en diffamation de 425 000 $ intentée par le Camping Jonquière et son directeur général, Richard Brabant, contre la conseillère municipale Christine Boivin, sera entendue.
Le juge Carl Lachance, de la Cour supérieure, a rejeté la requête de l'avocat de Mme Boivin, qui estimait que les délais prescrits par la loi avaient été dépassés.
« Nous sommes clairement contents, a affirmé le président du conseil d'administration du Camping, Raynald Harvey. C'est une victoire de David contre Goliath parce que l'on affronte non pas un, mais deux avocats. Il y a celui de Christine Boivin, mais aussi celui de l'assureur de la Ville. »
Salissage
Le fond du dossier porte sur le fait que le directeur général du Camping Jonquière prétend que l'élue de Saguenay a atteint à sa réputation et a fait une campagne de salissage à son endroit.
L'avocat des demandeurs, Me Bruno Cantin, a toutefois fait défaut d'inscrire le dossier pour instruction et jugement dans le délai de rigueur, qui se terminait le 2 septembre.
L'avocat des demandeurs a plaidé son impossibilité d'agir en raison d'une intervention chirurgicale subie le 28 avril 2016, le tout suivi d'une convalescence ayant pris fin le 8 août.
Le juge donne donc raison aux demandeurs, affirmant dans son jugement que « l'explication de l'avocat des demandeurs apparaît plausible » et qu'« il n'y a pas eu ici de négligence grave, d'insouciance répétée et de délais indus ».
« On a l'impression que les deux avocats fonctionnent à bars ouverts, affirme Raynald Harvey. Ils multiplient les recours. Le juge, aussi, reconnaît que notre recours contre Christine Boivin n'est pas frivole. Maintenant, on se demande s'ils n'iront pas en appel! »