Atteint d’un cancer, Alain Harvey est décédé avant de subir son procès pour possession de pornograhie juvénile.

Pornographie juvénile: un accusé rend l’âme

Alain Harvey, de Laterrière, ne subira finalement jamais son procès pour avoir eu en sa possession du matériel de pornographie juvénile. L’homme est décédé le 18 avril du cancer. En fin de vie, il s’est retrouvé à la maison Notre-Dame-du-Saguenay.

L’individu de 59 ans avait défrayé les manchettes, en juillet 2015, après avoir été arrêté par les membres de l’Équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

Le client de Me Jean-Marc Fradette avait donc été accusé de possession de pornographie juvénile et d’en avoir rendu accessible le contenu entre mai et juillet 2015. Après son arrestation, il a vu d’autres accusations lui tomber sur la tête, soit de possession de ce matériel avec l’objectif de publier les images animées et les photos pour la période s’étendant entre avril et juin 2015.

Comme le dossier n’a jamais vraiment procédé devant un juge de la Cour du Québec, il n’a pas été possible de connaître le nombre de fichiers que l’accusé avait conservés dans son ordinateur ni le nombre de documents consultés durant les périodes reprochées.

Si l’homme avait subi son procès et avait été reconnu coupable, il s’exposait à des peines minimales de six et de douze mois de détention.

L’homme avait été arrêté le 3 juillet 2015 et avait été remis en liberté le lendemain, après avoir déposé une somme de 500 $. Il devait respecter un couvre-feu et ne pouvait avoir accès à un ordinateur et à Internet.

Maladie
Mais son procès n’a jamais eu lieu, car il n’était pas en mesure de se rendre au tribunal.

Me Fradette avait même présenté des billets du médecin de l’accusé afin de démontrer que son client ne pouvait se déplacer et assister aux procédures judiciaires.

En avril 2017, le criminaliste avait avisé le tribunal des problèmes de santé de son client (cancer) et il estimait qu’il ne valait pas vraiment la peine de tenir un procès dans les circonstances.

« Je ne voudrais pas faire perdre de temps au tribunal pour un procès qui n’aurait vraisemblablement pas lieu ou ne pourrait se conclure. Mon client aimerait bien avoir du temps dans sa vie, mais il n’en a plus », avait mentionné Me Fradette.

Mardi, lors de la 16e apparition au tribunal, la défense a fait savoir à la juge Sonia Rouleau qu’elle attendait un document de la maison funéraire Carl Savard pour confirmer le décès.

Le dossier de l’accusé devrait donc être retiré du rôle criminel au cours des semaines à venir.