Marc Lafrance a vu sa peine de détention s’allonger de 45 jours pour une affaire de pornographie juvénile.

Pornographie juvénile: 45 jours de plus pour Lafrance

Le Baieriverain Marc Lafrance passera finalement 22 mois et 45 jours derrière les barreaux. Le tribunal l’a condamné à une peine de 45 jours de détention consécutive pour un dossier de possession de matériel de pornographie juvénile.

L’individu de 35 ans était à nouveau de passage au Palais de justice de Chicoutimi pour régler un dossier de 2014.

Lafrance avait été condamné à 22 mois de détention, vendredi, par le juge Michel Boudreault, dans une affaire d’agressions sexuelles sur deux fillettes. Il avait été reconnu coupable à la suite d’un procès.

S’il était de retour au tribunal, c’est que son dossier de possession et de production de pornographie juvénile était prévu depuis longtemps. 

Après avoir entendu le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, l’acquitter d’avoir produit du matériel de pornographie juvénile, mais de l’avoir reconnu coupable d’en avoir possédé, Me Michael Bourget, de la Couronne, et Me Sylvain Morissette, en défense, se sont retirés quelques instants pour déterminer la peine qui devrait être ajoutée à la détention imposée quelques jours auparavant.

Sous l’escalier 

Si Lafrance s’est retrouvé en Cour pour une affaire de pornographie juvénile, c’est à la suite de la découverte d’un CD contenant 28 fichiers d’enfants nus, âgés de 5 à 13 ans, dans des positions sexuelles explicites avec des adultes. 

Le CD a été trouvé en 2014, quatre années après le départ de l’accusé de la résidence où il demeurait. L’ex-conjointe a déniché le coffre sous l’escalier. 

La dame s’apprêtait à déménager et effectuait le ménage lorsqu’elle a vu le coffre. Celui-ci appartenait à son ex-conjoint et contenait plusieurs objets, dont huit autres CD de pornographie d’adultes.

En apercevant le CD où il était marqué photo, elle l’a inséré dans un ordinateur et les images de pornographie juvénile sont immédiatement apparues. La dame a communiqué avec les policiers et les plaintes ont été portées.

L’accusé a admis que le coffre et le contenu lui appartenaient. 

Le juge l’a donc reconnu coupable de possession de pornographie juvénile.

Mais il mentionne que le ministère public n’a pu faire la preuve hors de tout doute que Lafrance avait produit du matériel de pornographie juvénile.

Marc Lafrance devra fournir un échantillon d’ADN, ne pourra approcher un terrain de jeu, un parc, une piscine, une école ou un centre communautaire pour les 10 prochaines années.