Police de Saguenay

Porno juvénile: la police fait coup double à Jonquière

Une perquisition menée dans un logement de la rue Sainte-Famille à Jonquière aura permis aux policiers d'arrêter non pas un, mais deux individus pour des crimes différents.
Le 29 juin 2016, l'escouade de la Sûreté du Québec a mené une perquisition pour un individu qui avait partagé de la pornographie juvénile. L'adresse IP obtenue, à la suite d'une plainte de YouTube sur le partage d'une relation sexuelle entre deux adolescents, a mené les agents à la résidence de Steeve Bourgeois. 
Celui-ci a confirmé ne pas avoir ce genre de matériel dans son ordinateur, mais a avoué partager sa connexion internet avec Martin Tremblay.
Les policiers ont débarqué chez lui à la suite de la plainte. Ils ont découvert quatre vidéos illégales, dont une fillette de huit ans qui faisait une fellation à un adulte et une autre où un individu prend les seins d'une adolescente de 14-15 ans. 
« Je reconnais les faits à part le fait que je croyais qu'elles étaient plus vieilles que ça », a indiqué Tremblay.
Me Michael Bourget, de la Couronne, et Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, ont soumis une suggestion commune de six mois de détention pour Tremblay, soit la peine minimale pour cette infraction. 
Ils ont tenu compte de la faible quantité de fichiers de pornographie juvénile dénichée dans l'ordinateur.
Tremblay, 37 ans, sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 10 ans. Il a pris immédiatement le chemin des cellules.
Un deuxième 
Au moment de perquisitionner chez Bourgeois, les policiers n'ont pas trouvé de pornographie juvénile dans ses appareils électroniques, mais ont tout de même fait certaines découvertes. 
En effectuant la fouille du logement, ils ont découvert une centaine de comprimés de métamphétamine, de la cocaïne et un poing américain. 
Il a profité de son passage au Palais de justice pour régler ces infractions, de même qu'une accusation de recel. Il s'était procuré, auprès d'un individu, un vélo d'une valeur de 3000 $ pour la modique somme de 200 $. 
Le client de Me Julien Boulianne croyait qu'il valait tout au plus 500 $, même s'il a tenté de le revendre 1500 $ sur les réseaux sociaux.
« Au départ je ne savais pas qu'il valait 3000 $. C'est en fouillant que je l'ai découvert et j'ai alors demandé 1500 $ », a-t-il avoué au tribunal.
Lorsqu'il a voulu revendre le vélo en l'affichant sur les réseaux sociaux, la dame à qui il avait été dérobé a reconnu son vélo et a communiqué avec les policiers. Ceux-ci ont fait croire de vouloir l'acheter et ont pu arrêter Bourgeois.
Ce dernier a obtenu un sursis de sentence, sera sous probation durant 18 mois et devra effectuer 100 heures de travaux communautaires.
Bourgeois pourra récupérer son ordinateur et une somme d'argent qui avaient été saisis lors de la perquisition, mais qui n'avaient pas de lien avec les crimes qui lui étaient reprochés.