Policier suspendu

Une autre malheureuse histoire vient éclabousser le service de la Sécurité publique de Saguenay. Un policier temporaire est suspendu indéfiniment après la découverte de stupéfiants à l'intérieur de sa boîte à lunch.
Selon ce que Le Quotidien a pu apprendre au cours des derniers jours, l'événement se serait produit à la fin de l'automne 2013.
Dans une lettre anonyme envoyée au journal, un informateur précise que la drogue, possiblement de la marijuana, a été trouvée à la suite d'une fouille dans la boîte à lunch du policier. Celui-ci l'avait déposée à la cuisine du quartier général de la Sécurité publique de Saguenay, dans le secteur Arvida.
«Nous n'avons aucun commentaire à faire sur les dossiers des policiers, car il s'agit de régie interne», a mentionné Bruno Cormier, porte-parole de la SPS lors d'une conversation avec Le Quotidien.
Celui-ci n'a ni confirmé ni nié nos informations.
Dans les faits, le policier temporaire aurait communiqué avec des collègues pour leur demander de déposer son lunch, qu'il avait oublié sur la table, dans le réfrigérateur. Une personne aurait accepté de le faire, mais a voulu s'assurer, auparavant, de prendre la bonne boîte à lunch. Il a effectué une vérification à l'intérieur. C'est alors qu'il aurait remarqué une substance à l'apparence douteuse dans un contenant. Vérification faite, il s'agissait de stupéfiants.
La boîte à lunch a été laissée sur place. Au retour du policier temporaire au quartier général, ses supérieurs n'ont eu à attendre qu'il la prenne dans ses mains pour lui poser quelques questions.
Il n'a pas été possible de savoir si l'agent est suspendu avec ou sans solde, ni même s'il va conserver son emploi, étant donné qu'il n'a pas le statut de policier régulier.
Il n'a pas été possible non plus de savoir si des accusations criminelles seront déposées contre l'agent.
Longue série
Cette autre histoire vient donc s'ajouter à une série de huit événements qui ont secoué le service de police dans les derniers mois.
Tout a commencé par la suspension avec solde d'un agent pour une affaire de billets d'infraction, alors qu'un second a été suspendu sans solde durant une semaine pour une histoire d'arrestation d'un automobiliste en état d'ébriété, sans oublier trois décisions de la Commission des lésions professionnelles blâmant l'état-major pour du harcèlement psychologique. Un cas de harcèlement a été soumis à la CSST.
Une policière fait l'objet d'une enquête au Comité de déontologie pour avoir déposé illégalement une plainte au nom de son syndicat sans en avoir eu l'autorisation.
Finalement, il ne faut pas oublier le procès du policier André Simard, accusé d'agressions sexuelles et de trafic de stupéfiants, des événements qui se sont produits en dehors des heures de travail.
Par ailleurs, certaines personnes se demandent si le départ à la retraite du chef Mario Giroux n'est pas relié à toutes ces histoires qui viennent ternir l'image du corps policier.
Selon des informateurs, cela n'aurait rien à voir. Par contre, le chef Giroux n'aura pas eu l'opportunité de s'expliquer sur la gestion de ces dossiers. Il avait voulu le faire à la fin du mois d'octobre, mais cette permission de discuter avec Le Quotidien lui avait été refusée par les autorités municipales.